Les outils de protection

La législation relative à la protection de la nature est en perpétuelle évolution, et il n’est pas aisé d’en faire une synthèse intelligible.

Il importe avant tout de distinguer les outils de connaissance, qui diagnostiquent l’état de santé de la nature (quelles sont les espèces menacées ? quels sont les espaces naturels les plus riches ? etc.), des outils de protection à proprement parler, à valeur juridique, légale, qui définissent les interdictions, les obligations et les droits de tout un chacun vis-à-vis de la faune, de la flore et des milieux naturels.

  • Les outils de connaissance sont essentiellement le fruit d’un travail de terrain et d’interprétation des données récoltées, mené par des instances scientifiques et / ou associatives.
  • Les outils de protection sont quant à eux, bien entendu, élaborés par le législateur, qui est libre de se référer aux outils de connaissance ou non.

Par ailleurs, la protection de la nature s’est historiquement organisée selon deux entrées différentes mais complémentaires : les espèces (une espèce étant ainsi considérée comme une entité à part entière dont la survie est un enjeu en soi) et les espaces (sous cet angle, ce sont les milieux naturels, à diverses échelles – de la mare temporaire à la chaîne de montagnes – qui font l’objet de la réflexion). De ces deux approches ont émergé des outils différents, qui coexistent encore aujourd’hui.

Il n’est donc pas évident de s’y retrouver, d’autant que tous les niveaux d’administration (local, régional, national, européen…) ont mis en place leurs propres procédures, certaines pouvant apparaître redondantes.

Dans les articles de cette rubrique, nous brossons un inventaire large des principaux outils de protection de la nature actuellement utilisés en Midi-Pyrénées (et, pour la plupart, partout en France), sans prétendre à l’exhaustivité.