Agrion à lunule

Cœnagrion lunulatum

  • Nom commun : Agrion à lunule
  • Nom latin : Cœnagrion lunulatum
  • Famille : Cœnagrionidae
  • Période d’activité / d’observation : Mai à juillet
  • Statut réglementaire : Intégralement protégé au niveau national – Annexe II de la Directive Habitats-Faune-Flore
  • Espèce bénéficiant du Plan National d’Action (PNA) en faveur des odonates

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Pour aller plus loin
  6. Galerie
  7. Cartographie


Descriptif et particularités

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Photo de Gaël Delpon

Petit zygoptère au pattern classique des agrions, bleu ciel et noir, cette dernière couleur dominant un peu plus que chez la plupart des autres espèces du genre. Le dessous de l’abdomen est teinté de vert. Le dessin du segment S2 est formé d’une lunule noire et de 2 tirets latéraux. La femelle est très sombre, les parties claires étant vert ou brun.

Habitat et écologie

Espèce inféodée aux eaux acides oligotrophes à mésotrophes, essentiellement les marais tourbeux et les tourbières, possédant une bonne surface de faible profondeur où se développe une végétation aquatique importante. On la trouve entre 500 et 1200m en France. Mâles et femelles ne montrent pas de comportements territoriaux. La femelle insère ses œufs dans la végétation flottante et les tiges émergées des plantes aquatiques. La phase larvaire dure 1 à 2 ans, pour une durée de vie des imagos inférieure à 20 jours.

Répartition en Midi-Pyrénées

Espèce eurasiatique, bien présente en Europe orientale et du nord. Elle est devenue très rare en France où sa répartition se limite au Massif-Central, notamment en Auvergne, où subsiste une population résiduelle isolée des autres noyaux européens. En Midi-Pyrénées, l’espèce n’est pour l’instant connue que d’un seul plan d’eau de l’Aubrac aveyronnais.

Menaces

Cette espèce en limite d’aire est probablement très sensible aux modifications climatiques (réchauffement, sécheresse), mais localement c’est la dégradation de son habitat (eutrophisation, modification des berges) ou sa destruction (drainage, comblement) qui font peser les menaces les plus sérieuses sur sa préservation, et ce d’autant plus que le nombre de sites favorables est très faible en Midi-Pyrénées.

Pour aller plus loin

Fiche rédigée par Jérôme Calas
Dernière mise à jour : 06/01/2014

Galerie...