Barbastelle d’Europe

Barbastella barbastellus

Nom commun : Barbastelle d’Europe
Nom latin : Barbastella barbastellus (Schreber, 1774)
Famille : Vespertilionidés – ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : crépusculaire et nocturne, hiberne.
Statut réglementaire : espèce protégée, d’intérêt communautaire (Directive Habitat), déterminante ZNIEFF, en préoccupation mineure (LC) au niveau national et quasi-menacée (NT) au niveau mondial.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

La Barbastelle d’Europe est une petite chauve-souris de la taille d’une Pipistrelle. Elle est reconnaissable à son pelage marron foncé à noir et à ses grandes oreilles de forme plutôt carrée et jointives à leur base.

Habitat et écologie

La Barbastelle d’Europe est une espèce plutôt forestière. On la trouve dans différents types de boisements, comme les secteurs bocagers, les jardins, les grands massifs forestiers, les petits bosquets, etc. Elle peut gîter derrière des écorces décollées, dans des fissures et dans des cavités d’arbres. Elle utilise aussi les gîtes anthropiques et se place sous les linteaux, dans la charpente ou encore derrière les volets. On ne la retrouve dans les cavités souterraines qu’en période hivernale, lors de grands froids. Elle chasse également en milieux boisés et a un régime alimentaire particulier puisqu’elle se nourrit quasi exclusivement de papillons de nuit (à 90 %). Peu de gîtes de mise-bas sont connus en Midi-Pyrénées. La reproduction se passe à l’automne lors de regroupements d’individus et la mise-bas a lieu au printemps, entre la dernière quinzaine de juin et début juillet. Les femelles élèvent leur jeune pendant l’été.

Répartition en Midi-Pyrénées

La Barbastelle d’Europe est considérée comme relativement fréquente en Midi-Pyrénées. Elle est retrouvée tant dans de petits boisements de plaine en Haute-Garonne, dans le Gers et dans le massif pyrénéen que dans les massifs forestiers des départements Nord-Est de la région. Elle est en revanche beaucoup plus rare dans les zones d’agriculture intensive.

Menaces

L’espèce est directement touchée par les choix faits en matière de gestion forestière. La fragmentation des massifs forestiers, la destruction des ripisylves, l’abattage des arbres vieillissants, etc, sont autant de facteurs responsables de la disparition de ses gîtes. Comme les autres espèces de chauves-souris, elle est aussi fortement menacée par l’utilisation de pesticides au travers les insectes qu’elle consomme.

Fiche rédigée par Hélène Dupuy et Élodie Le Souchu - Novembre 2018

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie