Belette

Mustela nivalis

Nom commun : Belette
Nom latin : Mustela nivalis
Famille : Mustélidés
Période d’activité / d’observation : toute l’année mais surtout la nuit, peut-être plus de sorties en février-mars pendant la période d’accouplement
Statut réglementaire : espèce classée « gibier » et « nuisible »

Descriptif et particularités

C’est le plus petit carnivore d’Europe : il mesure de 23 à 31 cm queue comprise et pèse de 45 à 140 g. Il est recouvert d’un pelage brun-roux sur le dos, les pattes et la queue, tandis que le ventre est blanc. La Belette présente une petite tâche brune au niveau de la joue.

Habitat et écologie

Cette espèce occupe une diversité de milieux en fonction de l’abondance de ses proies, des zones de plaines aux zones montagneuses, des zones fermées aux zones ouvertes. On peut la rencontrer à proximité des habitations, même s’il est assez rare de la voir, car ce petit carnivore est un animal essentiellement nocturne.

La Belette est active toute l’année et se nourrit principalement de petits rongeurs, tel que le Campagnol des champs (60 à 99% de son régime alimentaire). Les années de disette, elle peut se rabattre sur d’autres petits vertébrés.

La reproduction a lieu en février-mars. Les naissances se déroulent aux mois de mai-juin (de 3 à 8 petits), dans des petites cachettes confectionnées sous un tas de cailloux ou sous de grosses racines d’arbres. Les petits se dispersent l’hiver suivant. Parfois, si l’alimentation est riche, la Belette peut se reproduire une deuxième fois pendant l’été. Le reste de l’année, les individus occupent des terriers, nids, pierriers déjà aménagées par leurs proies.

Répartition en Midi-Pyrénées

La Belette est présente un peu partout en Midi-Pyrénées. Peu d’individus ont été observés dans la chaîne pyrénéenne.

Menaces

Malgré les travaux scientifiques qui ont prouvé son utilité en agriculture par sa chasse spécifique des campagnols, la Belette est classée "nuisible" (au prétexte de dévastation sur poulaillers et perdreaux) dans certains départements, c’est-à-dire qu’elle peut être traquée en dehors des périodes de chasse, par tir ou piégeage. La Belette est donc aussi une espèce de gibier que l’on peut chasser, pendant les périodes de chasse. Cependant, sont interdits la mutilation, la naturalisation, ainsi que le transport, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, de spécimens morts ou vivants.

Le piégeage et l’empoisonnement (lutte chimique contre les rongeurs) peuvent localement contribuer à menacer les populations. Non sélectives, ces techniques de lutte ont en outre un impact sur toute la faune environnante. La Belette était considérée comme une espèce "à surveiller" dans l’inventaire de la faune menacée en France (Maurin 1994). Pour le moment, la Belette ne semble pas menacée d’extinction.

D’autres dangers menacent ce carnivore, comme la destruction des habitats (forte régression de l’espèce dans les zones ouvertes des openfields), la diminution des proies, la prédation (Renard roux, Chien domestique, Chat domestique, Hermine, Chouette effraie). Elles sont également sensibles aux parasites (telles que l’ascaris : vers de l’intestin).

Fiche rédigée par Morgane Wauthier