Bleuet

Centaurea cyanus L.

Nom commun : Bleuet
Nom latin : Centaurea cyanus L.
Famille : Asteracées
Floraison / période d’observation : mai - juillet
Statut réglementaire : aucun

Descriptif et particularités

Difficile à confondre, c’est une des rares centaurées possédant cette couleur bleue. Sa corolle est portée par une longue tige lui permettant d’émerger au milieu des céréales. Tige et feuilles sont d’un vert grisâtre clair, cotonneuses ; ces dernières sont lancéolées, fines, parfois un peu dentées ou lobées notamment au bas de la tige. Attention à l’identification hâtive et notamment aux confusions avec les laitues ou la nigelle de Damas à la couleur proche, mais aux feuilles bien différentes.

Ces dernières années, on peut voir de plus en plus de semis de cette espèce avec la mode des « jachères fleuries », mais aussi sur les bas côtés de nouvelles routes. Le mélange avec d’autres espèces horticoles (cosmos, zinnias…) est un bon indice pour distinguer les populations naturelles des autres.

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Bleuets (1)
(Centaurea cyanus)
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Bleuets (2)
(Centaurea cyanus)
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Bleuet (3)
(Centaurea cyanus)

Habitat et écologie

Le bleuet est, avec le coquelicot, le symbole des fleurs des champs, aussi appelées « plantes messicoles ». On la trouve donc le plus souvent dans les champs au milieu de cultures hivernales (céréales, mais aussi colza) et des jachères. Ça et là, elle apparaît dans des milieux annexes comme des talus, ou des terrains récemment remaniés. Elle a une préférence pour des terrains à dominante acide.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le bleuet, autrefois commun partout en France, se réfugie dans des zones où l’agriculture est moins intensive. Si elle est présente dans tous les départements de la région, elle est plus répandue sur les marges du Massif Central, notamment dans l’est du Tarn et l’Aveyron, à un degré moindre dans le Lot, et sur le piémont des Pyrénées. En plaine, quelques zones ressortent, notamment dans l’ouest toulousain et le nord de l’Ariège.

Menaces

Comme toutes les messicoles, l’espèce a fortement régressé avec l’intensification de l’agriculture. Utilisation des herbicides, meilleur tri des graines, plus forte densité de semis, ont fait disparaître l’espèce de nombreux secteurs. Comme toutes les messicoles menacées, elle bénéficie de mesures conservatoires dans le cadre du plan d’action régional mené par le Conservatoire Botanique National de Midi-Pyrénées. Ce plan mené en partenariat avec de nombreuses associations ou structures de protection de la nature ou agricoles, vise à permettre la conservation de ces plantes grâce notamment à un réseau d’agriculteurs volontaires.

Fiche rédigée par Jérôme Calas