Bondrée apivore

Pernis apivorus

  • Nom commun : Bondrée apivore
  • Nom latin : Pernis apivorus
  • Famille : Accipitridés
  • Période d’activité / d’observation : Mai à Septembre
  • Statut réglementaire : Protection nationale
  • Statut de conservation : Préoccupation mineure (Liste rouge mondiale, IUCN, 2015)(Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine, 2016)]

    1. Descriptif, particularités et risques de confusion
    2. Répartition en Midi-Pyrénées
    3. Habitat et écologie
    4. Régime alimentaire
    5. Cycle annuel et reproduction
    6. Menaces et conservation
    7. Galerie
    8. Cartographie


    Descriptif, particularités et risques de confusion

    Rapace diurne de taille moyenne, la Bondrée apivore se caractérise notamment par un cou élancé et une petite tête rappelant celle d’un pigeon. La coloration et les motifs de la face inférieure varient fortement d’un individu à l’autre, du blanc au brun foncé. Cependant, les adultes présentent tous des signes caractéristiques communs : trois barres sombres très marquées sur la queue, une tâche ovale et une nette bordure postérieure sombres au niveau des ailes. Les mâles sont généralement plus grisâtres sur le dessus, plus clairs et moins barrés sur le dessous. Les femelles quant à elles sont plus brunes, plus foncées et moins unies sur le dessus et très largement barrées sur le dessous. Les juvéniles sont plus difficiles à identifier. En effet, en raison d’une silhouette et d’une coloration analogues, les jeunes Bondrée peuvent être très facilement confondue avec la Buse variable. Les adultes en diffèrent par une queue plus longue et des ailes plus longues et plus étroites.

    Longueur de l’oiseau  : 51-57 cm

    Envergure : 135-150 cm

    Risque de confusion  : Buse variable

    Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées

    La Bondrée, dont la population parait stable, est présente sur l’ensemble du territoire national sauf sur les franges du littoral méditerranéen et la Corse. Elle compte entre 19 300 et 25 000 couples nicheurs (2000-2012). L’espèce étant mal étudiée et peu suivie en Midi-Pyrénées, il est difficile de rendre compte de sa dynamique locale. De plus, son caractère forestier, sa possible confusion avec la Buse variable et la présence courante de migrateurs tardifs ou d’individus non reproducteurs peuvent rendre difficile ou fausser l’estimation régionale des effectifs nicheurs. Il semble cependant que la Bondrée apivore soit présente dans les 8 départements de Midi-Pyrénées, désertant les zones cultivées du Gers, de Haute-Garonne et du Tarn.

    Habitat et écologie

    En période de reproduction, la Bondrée recherche tous les milieux riches en Hyménoptères (Guêpes, bourdons…). Elle occupe donc les zones dans lesquelles alternent bois et prairies, friches ou cultures, mais évite les grandes plaines cultivées. Elle niche dans les grands massifs forestiers, en plaine comme en montagne (jusqu’à 1 500 mètres), de tous types de boisement (chênaies-charmaies, peuplements mixtes, forêts alluviales).

    Régime alimentaire

    D’un point de vue alimentaire, la Bondrée est un rapace très spécialisé. Son régime se compose d’insectes et plus précisément d’hyménoptères : larves, nymphes et adultes de guêpes mais aussi, secondairement, de bourdons. Elle repère leurs nids en volant à une quinzaine de mètres de haut ou depuis un perchoir. Elle peut creuser pour atteindre les colonies souterraines. Il semble qu’elle dispose de plusieurs adaptations la protégeant des piqûres. A son arrivée en mai et lors des périodes froides (absence ou raréfaction des hyménoptères), elle doit compléter son régime avec d’autres proies : autres invertébrés, micromammifères, oisillons, reptiles et amphibiens.

    Cycle annuel et reproduction

    La Bondrée apivore prend ses quartiers d’hiver en Afrique occidentale et centrale. Elle rejoint ses zones de reproduction entre début mai et fin avril. A leur arrivée, les couples, monogames et fidèles pour la vie, sont souvent déjà formés et entament leurs spectaculaires parades nuptiales. De par son caractère forestier et discret, il n’est pas aisé de localiser les aires de nidification. La Bondrée utilise la plupart du temps un ancien nid de corvidés ou le nid de l’année précédente, qu’elle recharge en feuilles, dans la partie haute d’un arbre (à plus de 9 mètres). La ponte a lieu entre fin mai et début juin, avec une moyenne de 2 œufs par nid. L’incubation, qui dure environ 35 jours, est assurée par les deux parents. Les jeunes prennent leur envol 40 jours après leur éclosion, mais sont accompagnés par les parents pendant encore une quinzaine de jours (nourrissage au nid). Les premiers départs postnuptiaux sont observés vers la mi-août et peuvent s’étaler jusqu’à la fin septembre pour les oiseaux les plus tardifs. Des groupes d’une centaine d’oiseaux peuvent être observées au passage des cols pyrénéens.

    Menaces et conservation

    Bien qu’actuellement non menacée, il est nécessaire de suivre avec attention la dynamique de cette espèce particulièrement liée à l’évolution des paysages. En effet, la principale menace pouvant porter atteinte aux populations nicheuses concerne la dégradation des habitats favorables (atteintes locales des massifs boisés, régression des milieux ouverts entretenus par le pastoralisme, enfrichement, extension des zones urbaines).

    Fiche rédigée par Charlotte BRESSON

    Bibliographie

    FREMAUX S. et al., 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées. Nature Midi-Pyrénées. Delachaux et Niestlé.

    GENSBOL B., 2014, Guide des Rapaces diurnes : Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient. Delachaux et Niestlé.

    Observatoire Rapaces LPO http://observatoire-rapaces.lpo.fr/… (consulté le 30/01/2017 à 17h).


    Galerie...