Campagnol basque

Nom commun : Campagnol basque
Nom latin : Microtus lusitanicus
Famille : Arvicolinés - ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : observable toute l’année
Statut réglementaire : Fr : LC

Descriptif et particularités

Le campagnol basque fait partie du genre Microtus, du sous-genre Terricola (Chaline et al., 1988 ; Brunet-Lecomte, 1990). Il présente un pelage gris sombre à sépia sur le dos et gris sur le ventre, une queue bicolore plus foncée dessus. Il est légèrement plus petit et plus sombre que le Campagnol provençal. En France, le campagnol basque est parapatrique du Campagnol provençal.

Habitat et écologie

Le campagnol basque est essentiellement nocturne. Il utilise un réseau de galeries souterraines superficielles creusées dans des sols profonds et humides recouverts de végétation dense, mais il reste moins fouisseur que les autres campagnols souterrains (Giannoni et al., 1993). L’espèce affectionne les habitats ouverts tels que les prairies, les cultures, les vergers et les clairières, souvent proches de murets de pierre. Il peut se reproduire toute l’année, en conditions favorables. Ses populations présentent des densités comprises entre 100 et 200 animaux par hectare et ne subissent pas de fluctuations cycliques. L’espèce se nourrit surtout des parties souterraines des plantes et suit la phénologie de la végétation, profitant à la dispersion de nombreuses espèces végétales en stockant des réserves de géophytes.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le campagnol basque est répandu dans le quart nord-ouest de la Péninsule Ibérique. En Midi-Pyrénées, il est en limite de répartition et est abondant surtout dans les Hautes-Pyrénées, en particulier dans le piémont où il peut représenter une part importante du régime alimentaire de la chouette Effraie.

Menaces

Le campagnol basque peut occasionner des dommages aux jeunes plantations d’arbres fruitiers abondamment arrosées lorsqu’il est présent en forte densité. Ces désagréments pourraient susciter des opérations de piégeage et d’empoisonnement, mais il est absent des principales zones de production de la région et son aire de répartition ne semble pas avoir subi d’évolution notable ces dernières décennies.

Fiche rédigée par Cathie Boléat

Références citées

Giannoni S. M., Borghi C. E. and Martinez-RicaJ. P., 1993. Comparing the burrowing behavior of the Iberian mole voles (Microtus (Terricola) lusitanicus, M. (T.) pyrenaicus and M. (T.) duodecimcostatus). Mammlia, 57(4) : 483-490. Chaline J., Brunet-Lecomte P. et Graf J.-D., 1988. Validation de Terricola Fatio, 1867 pour les compagnols souterrains (Arvicolidae, Rodentia) paléarctiques actuels et fossiles. C.R. Acad. Sci. Paris, Sér. III, 306(15) : 475-478. Brunet-Lecomte P., 1990. Relations phylogénétiques et évolution des campagnols souterrains d’Europe (Terricola, Arvicolidae, Rodentia). C.R. SCI. Paris, Sér. II, 311(6) : 745-750.