Campagnol des champs

Microtus arvalis

Nom commun : Campagnol des champs
Nom latin : Microtus arvalis
Famille : Arvicolinés – Ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : Crépusculaire et nocturne
Statut réglementaire : Préoccupation mineure (LC) au niveau français
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

C’est le plus commun des campagnols. Il mesure entre 8 et 12cm (tête + corps) avec une queue plus courte ou égale à la longueur du corps. Il pèse de 14 à 50g, son pelage dorsal est brun-gris et le ventral gris-jaunâtre, sans délimitation nette entre les deux. Sa tête est volumineuse et arrondie, en continuité avec le corps. Ses oreilles sont courtes et peu visibles (recouvertes de poils clairs courts et denses).

Habitat et écologie

Le Campagnol des champs affectionne les prairies et champs cultivés, où il est dominant. Il peut également s’installer sur des sols très maigres puisqu’il se contente de très peu de ressources pour survivre. Les milieux trop humides ne lui conviennent pas. C’est un campagnol de surface qui construit des terriers peu profonds avec de nombreuses ouvertures et aménage des tunnels bien visibles sur le sol pour les relier. Opportuniste, il peut exploiter les terriers abandonnés par des taupes ou par des campagnols fouisseurs. Il y confectionne un ou deux nids et stocke des provisions : dans une chambre, les aliments à consommer immédiatement, dans une autre, ceux pour la mauvaise saison car il n’hiberne pas. Son alimentation est constituée de graminées, de céréales, de plantes herbacées (luzerne, pissenlit, trèfle).

En Midi-Pyrénées, la reproduction a lieu majoritairement de janvier à octobre. Une femelle met bas trois à six petits qui naissent au rythme de trois à quatre portées par an. Le Campagnol des champs a une espérance de vie de 1 à 4 mois. On observe un phénomène de pullulation tous les deux à quatre ans, naturellement régulé par un taux de reproduction plus élevé chez ses prédateurs (rapaces diurnes et nocturnes, petits Carnivores et serpents). Ce phénomène de pullulation n’est cependant pas généralisé en Midi-Pyrénées.

Répartition en Midi-Pyrénées

L’espèce est commune en Midi-Pyrénées et est présente en plaine et en montagne, jusqu’à 2 250 mètres d’altitude. Dans le Lot, l’espèce se heurte à des conditions topographiques difficiles (sols peu profonds, trop remaniés ou pâturés).

Menaces

Les pesticides qui se retrouvent dans sa nourriture.

Fiche rédigée par Christel Bouyssou et Hélène Dupuy – janvier 2017

Cartographie

Comment protéger ma pelouse des « trous de taupe » ?

Contrairement à ce qu’on pense souvent, les « trous » dans les pelouses ne viennent pas toujours des taupes : dans les cas où on peut voir une ouverture associée à une galerie en surface, il s’agit certainement de campagnols. Pour les déloger, il est possible de reboucher systématiquement les trous, ce qui les fera s’installer plus loin. Par contre, dans le cas des taupes, le tumulus provient de la terre excédentaire de leurs galeries : si la terre est tassée, la taupe va le recréer à son prochain passage. La solution est alors de récupérer la terre en surface sans boucher la galerie ; cette terre riche et aérée pourra être utilisée dans des pots de fleurs ou pour les légumes du potager (que la taupe, insectivore, ne risque pas de consommer !).