Campagnol provençal

Microtus duodecimcostatus

Nom commun : Campagnol provençal
Nom latin : Microtus duodecimcostatus (de Sélys-Longchamps, 1839)
Famille : Cricétidés – ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : crépusculaire et nocturne, parfois visible de jour.
Statut réglementaire : en préoccupation mineure (LC) au niveau national.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Campagnol provençal possède un pelage dense et très soyeux, brun jaunâtre sur le dos, gris argenté sur le ventre, avec des flancs parcourus par une bande ocre formant une nette démarcation. Sa queue, d’une longueur comprise entre 1,9 et 3,5 cm, est uniformément grise. Il mesure de 8 à 11,1 cm (tête et corps) et pèse entre 19 et 32 g.

Habitat et écologie

Le Campagnol provençal est soumis à la zone méditerranéenne, il a donc une certaine tolérance aux températures élevées et à la sécheresse comparée aux autres campagnols. Il habite les milieux ouverts au sol suffisamment friable pour le fouissement (sol meuble dans les garrigues, terres cultivées et jardins). Son intense activité de fouissement se déroule la nuit, au crépuscule et parfois le jour. A l’aide de ses membres et de ses dents, ils cherchent des bulbes, tubercules, racines (graminées ou autres herbacées) et occasionnellement des écorces et des fruits. Il se reproduit toute l’année, avec un maximum en septembre et un minimum en juin-juillet. Dans le Languedoc, les populations fluctuent entre 100 et 400 individus par hectare, sans cycle de pullulation. Il témoigne d’une longévité record de plus de deux ans.

Répartition en Midi-Pyrénées

Son aire de répartition se déploie en zone méditerranéenne, depuis la frontière italienne jusqu’au détroit de Gibraltar. Il est absent des régions plus atlantiques de la Péninsule ibérique, mais il est présent du bord de mer jusqu’à 3 000 m dans la Sierra Nevada (Espagne) et à 2 040 m sur le versant sud des Pyrénées en Aragon. Les dernières observations dans plusieurs départements de Midi-Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne) ont été réalisées entre 1970 et 1999. De nouvelles données plus récentes en Aveyron requièrent une vérification.

Menaces

A l’exception du Languedoc-Roussillon (Gard et Hérault) où il subit piégeage et empoisonnement à cause des dommages suscités aux vergers et cultures maraîchères, il ne constitue pas un problème en Midi-Pyrénées et en Aude. Les populations sont en régression dans les Pyrénées Orientales.

Fiche rédigée par Christine Sorsana et Elisa - Novembre 2018

Cartographie