Chat sylvestre

Felis silvestris (Schreber, 1775)

Nom commun : Chat sylvestre, forestier ou sauvage d’Europe
Nom latin : Felis sylvestris (Schreber, 1775)
Famille : Felidae
Période d’activité / d’observation : La période d’activité commence en fin d’après-midi jusqu’à l’aube. Plus facile à observer au printemps ou en hiver, il reste cependant très discret.
Statut réglementaire : Statut national : espèce protégée (P) / Espèce déterminante ZNIEFF pour Midi-Pyrénées : déterminant avec critères (Dc) / Espèce d’intérêt communautaire au titre de la Directive Habitats : nécessite une protection stricte (DH4) / Liste rouge française/mondiale : préoccupation mineure (LC).
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Chat forestier présente un pelage gris fauve avec des raies dorsales noirâtres sur le dos et une bande noire sur le dos, allant de l’arrière de la tête à la naissance de la queue. Sa queue épaisse est caractéristique, elle présente 3 à 5 (parfois 8) anneaux noirs dont le dernier forme un manchon.

Habitat et écologie

L’habitat typique du Chat forestier correspond aux grands massifs forestiers ainsi que leurs bordures. La faible densité humaine (dérangement ou compétition avec les chats harets ou les chiens) et le fort couvert forestier permettent aux populations de se développer. On le trouve dans des milieux diversifiés allant des lisières aux pairies en passant par les forêts avec clairières, les vallons avec haies et ruisseaux. La présence de vieux arbres (pour y grimper et se cacher) et des souches ou rochers (pour le terrier de mise bas) sont des critères importants. Le manteau neigeux épais semble ne pas lui être défavorable, tant qu’il y a la présence d’une forêt lui fournissant assez de proies, ce qui se vérifie moins dans les prairies.

Il chasse principalement au sol, à la vue et à l’ouïe. A l’affût, il s’approche discrètement pour bondir sur sa proie. Les domaines vitaux varient selon l’âge et le sexe, de 175 à 600 ha pour les mâles adultes (pouvant recouvrir le domaine des femelles), de 200 ha pour les femelles et de 100 ha pour les subadultes. Le Chat forestier semble délimiter son domaine vital par des marquages d’urine, de fèces et de griffages de troncs.

Le rut se déroule de janvier à fin février, et s’étend rarement jusqu’en juin. Le nombre de jeunes varie de 2 à 5, ils sont sevrés au bout de 2 mois. Les jeunes femelles sont tolérées par la mère jusqu’à 8-12 mois alors que les jeunes mâles sont chassés dès 6 mois et se dispersent.

Le régime alimentaire est exclusivement carnivore et se compose surtout de Rongeurs (Campagnols). Les Oiseaux et les Lagomorphes, les Squamates, Amphibiens et Insectes sont également consommés mais en une bien plus faible proportion.

Répartition en Midi-Pyrénées

L’espèce est présente dans la partie sud les départements de la chaîne pyrénéenne (Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne et Ariège). Sa présence est connue des zones de reliefs, du piémont à la limite supérieure de la forêt, vers 1900 mètres sur le Vallier en Ariège. Il est plus régulier sous 1000 mètres d’altitude et occupe autant les forêts de feuillus (hêtres et chênes) que celles de résineux (hêtraies-sapinières). L’espèce est actuellement absente du Gers, de la partie Nord de la Haute-Garonne, du Lot, du Tarn, ainsi que du Tarn-et-Garonne.

Menaces

La mortalité routière apparaît comme importante, surtout en zone de montagne. Les pathologies transmises par les Chats domestiques ne sont pas à négliger. Quelques individus sont toujours victimes du piégeage, avec destruction illégale (prise accidentelle). Les populations semblent globalement en expansion, les zones vides de présence ne sont pas colonisées pour autant. Il existe également un risque d’hybridation entre le Chat forestier (européen) et le Chat domestique – Felis catus (introduit d’Egypte par les Romains à l’Antiquité), ce qui pourrait être à l’origine de l’expansion de l’espèce et conduit à une identification douteuse de l’espèce.
Fiche rédigée par Julien Albert et Hélène Dupuy - mars 2016

Cartographie