Chouette hulotte

Strix aluco

Chouette hulotte

  • Nom commun : Chouette hulotte
  • Nom latin : Strix aluco
  • Famille : Strigidés
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année
  • Statut réglementaire : Protection nationale (article 3 de l’Arrêté du 29 octobre 2009) – IUCN : LC

Descriptif et particularités

La Chouette hulotte, surnommée également chat-huant, est l’espèce de rapace nocturne la plus commune. Il est relativement difficile de la confondre avec ses homologues : un corps trapu, tacheté avec des couleurs pouvant varier du gris au brun roux. Sa grosse tête arrondie présente deux gros yeux ronds et sans iris, dont le regard sombre est très caractéristique.

Habitat et écologie

La Chouette hulotte est capable de s’adapter et de coloniser divers biotopes à condition qu’elle y trouve des cavités indispensables à sa nidification et une quantité suffisante de proie et de postes d’affûts. C’est pourquoi on la retrouve naturellement dans des zones de formations boisées, même de petite taille, de type forêts de feuillus et d’essences mixtes, campagnes bocagères (avec rangées d’arbres et de haies), et même parcs urbains. Les gîtes diurnes sont également très divers, composés de cavités naturelles (arbres) ou artificielles (greniers, granges, …) si le site est tranquille. Les Chouettes hulottes peuvent être entendues de la mi-automne à la fin de l’hiver, les premiers accouplements ayant lieu au cours de la mauvaise saison. Durant la nidification, la femelle pondra 2 à 4 œufs blancs et ronds au fond d’une cavité (trou dans un arbre/muraille, parfois même terrier, …). Les œufs/jeunes sont couvés/élevées par la femelle qui reste au nid, ravitaillée par le mâle. Lorsqu’ils sont suffisamment grands, de mars à début juillet, les petits commencent à sortir du nid. Au cours de ces sorties, les jeunes, encore non volant, peuvent se retrouver au sol. Mais, au contraire de ce que l’on pourrait penser, ils ne sont pas abandonnés par les parents qui continuent de les nourrir et de les protéger jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment grands pour s’envoler. C’est pourquoi, si vous rencontrez un poussin au sol, attendez avant de le récupérer et l’amener dans un centre de soin, les parents ne sont probablement pas loin ! En temps normal, la couvaison dure en 28 et 30 jours, alors que les jeunes restent au nid de 5 à 6 semaines avant de prendre leur premier envol.

Le régime alimentaire de ce rapace est très éclectique et varié, dépendant de ce que lui offre le milieu. Elle se nourrit majoritairement de micromammifères (Mulots et Campagnols) et secondairement de passereaux, d’invertébrés et de batraciens. Cette espèce crépusculaire et nocturne est surtout active en pleine obscurité. A l’affût sur un perchoir, elle repère ses proies de façon optique et/ou acoustique. Les proies en excédant sont mises de côté. Les pelotes de réjection de Hulotte, dispersées ça est là, sont plus difficiles à collecter que celles d’autres espèces (Effraie des Clochers, Hiboux moyen-duc) (48 mm de long et 24 mm de diamètre).

Répartition en Midi-Pyrénées

Sa grande faculté d’adaptation en ce qui concerne le choix de son site de nidification et son éclectisme alimentaire en font certainement l’espèce nocturne la plus commune du pays et de la région où elle semble bien répartie. Il existe cependant quelques zones de densité moindre dans une partie du Gers, de la Haute-Garonne et des zones les plus montagneuses du massif pyrénéen. On peut néanmoins la retrouver à des altitudes assez élevées, ayant déjà été enregistrée à 1800 mètres. On la trouve même en ville dans les parcs arborés. Sa population semble être stable depuis quelques années.

Menaces

Les principales menaces pouvant peser sur cette espèce, d’une façon directe (mortalité routière, électrocution et collision avec des barbelés) ou indirecte (atteinte des milieux naturels) ne semblent pas pouvoir affecter de façon significative l’avenir des populations. En effet, la Chouette hulotte, de par son exceptionnelle adaptabilité, semble tout à fait capable de maintenir ses effectifs et devrait rester, sans trop de difficulté, le rapace le plus commun de Midi-Pyrénées.

Cartographie