Cigale ornée

Cicada orni

Nom commun : Cigale ornée (également appelée : Cigale grise, Cigale du frêne, Cacan)
Nom latin : Cicada orni
Famille : Cicadidae
Période d’activité / d’observation : juin à octobre (avec un pic en juillet - août)
Statut réglementaire : Aucun

Descriptif et particularités

Cette cigale est assez facile à reconnaître. D’abord, elle est de grande taille, à l’instar de la cigale plébéienne, et peut atteindre 3 à 4 cm de long, ailes incluses, et 7 cm d’envergure. Un autre trait caractéristique de cette espèce est la présence de taches noires marquées à l’intersection de certaines nervures des ailes.

Comme toutes les cigales, le moyen le plus efficace de la reconnaître est son « chant », que l’on nomme « cymbalisation » dans cette famille d’insectes. Ce son est produit par la vibration de plaques (ou membranes) situées dans l’abdomen, qui sont actionnées par des muscles spéciaux. Cette espèce émet une cymbalisation puissante et très répétitive, qui lui a valu le nom de « cacan du Midi ».

Habitat et écologie

Cette cigale est nettement dendrophile, c’est-à-dire qu’elle aime se percher sur les gros troncs d’arbres et plutôt en hauteur, raison pour laquelle elle est difficile à observer de près. Elle affectionne donc particulièrement les bois et bosquets chauds ; elle est par exemple très abondante dans les pinèdes du pourtour méditerranéen.

Elle se nourrit de sève en perçant l’écorce des rameaux des arbres, en utilisant une sorte de rostre. La femelle pond ses œufs dans des trous au niveau de l’écorce, à l’aide d’une tarière. Les larves qui en sortent tombent au sol et creusent des galeries sous terre. Elles se nourrissent de la même façon que les adultes, mais en milieu souterrain, au niveau des racines. Après 2 ans sous terre, elles remontent en surface pour effectuer leur dernière mue, qui signe le passage au stade adulte.

Répartition en Midi-Pyrénées

Les cigales sont encore assez méconnues dans la région. Cette espèce est très certainement sous-inventoriée ; elle doit être présente dans la majorité des zones de plaine, comme en témoignent les observations très fréquentes en Haute-Garonne et dans le Tarn. A l’inverse, elle manque dans les secteurs de montagne et les vallées à climat plus rude.

Menaces

Il est difficile de se prononcer sur les menaces qui pèsent sur cette espèce, par manque de données. Elle est semble-t-il assez commune dans notre région et ses milieux de prédilection sont à l’heure actuelle peu menacés.

Fiche rédigée par Mathieu Menand

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