Cincle plongeur

Cinclus cinclus

  • Nom commun : Cincle plongeur
  • Nom latin : Cinclus cinclus L.
  • Famille : Cinclidés
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année
  • Statut réglementaire : Protection nationale

  1. Descriptif, particularités et risques de confusion
  2. Répartition en Midi-Pyrénées
  3. Habitat et écologie
  4. Régime alimentaire
  5. Cycle annuel et reproduction
  6. Conseils pour l’observation, orientations de recherche
  7. Menaces et conservation
  8. Galerie
  9. Cartographie


Descriptif, particularités et risques de confusion

Le Cincle plongeur est reconnaissable dès le premier coup d’œil. De la taille du merle, il est trapu, presque « rondouillard » avec une queue très courte. Son plumage marron et gris ardoise est surtout caractérisé par son large plastron blanc pur. Le jeune est grisâtre avec un dessous plus clair.

Taille de l’oiseau : 17-20 cm

Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées

De par ses exigences écologiques le Cincle plongeur occupe toutes les zones accidentées des Pyrénées et du Massif Central où il est bien répandu. Côté Pyrénées, il peut nicher jusque vers 1800 à 2000m mais est surtout abondant aux étages montagnard et collinéen. Il a été trouvé récemment en plaine le long de l’Adour, alors que sa présence dans les gorges de la Save est connue de longue date. Coté Massif-Central, il est présent sur les hauteurs de l’Aubrac et sur tous les cours d’eau des zones rocheuses. Il atteint ainsi des altitudes très basses dans les gorges de l’Aveyron, de la Dordogne, du Lot ou du Dadou. Il est généralement présent sur tout le linéaire de ces cours d’eau, y compris dans les villages.

Habitat et écologie

C’est le passereau aquatique par excellence, le seul qui soit aussi à l’aise à la nage que sous l’eau où il arrive à se déplacer en marchant sur le fond. Il fréquente les cours d’eau rapides caillouteux, rocheux ou bien pourvus en souches et racines sur leurs berges. On peut le voir au bord de rivières plus calmes ou de plans d’eau, mais ce milieu reste marginal pour l’espèce. Très sédentaire, il ne fuit en fait que le gel prolongé, c’est-à-dire essentiellement les cours d’eau d’altitude, ce qui permet de l’observer en hiver sur des zones d’étages inférieurs, peu favorables à sa présence en période de nidification.

Régime alimentaire

Il se nourrit essentiellement d’invertébrés aquatiques, parfois de minuscules poissons, qu’il recherche en marchant sous l’eau, à la surface ou sur les berges.

Cycle annuel et reproduction

Très attaché à son secteur de rivière (entre 200m et 1km), il adopte un comportement territorial une bonne partie de l’année, de l’hiver au début de l’été. Il niche assez tôt en saison, dès la fin de l’hiver, installant son nid (une boule de brindilles et de mousse), bien calé entre des racines, des rochers, ou des ouvrages bâtis, toujours sur la berge ou à proximité. La première nichée s’envole en mars/avril, et la plupart du temps une deuxième ponte intervient en avril ou mai pour un envol courant juin.

Conseils pour l’observation, orientations de recherche

N’importe quel cours d’eau de montagne ou de piémont lui est favorable. La plupart du temps l’observateur est alerté par son cri aigu et un peu grinçant, il a tout juste le temps de voir passer une « flèche » brune quelques cm au dessus du cours d’eau. Heureusement, on peut aussi l’observer à loisir perché sur les pierres ou les souches émergées ou de la rive. D’ailleurs, c’est parfois à la présence d’une concentration de fientes sur ces pierres que l’on peut soupçonner la présence de l’oiseau, il ne reste plus qu’à l’attendre… On peut l’observer assez aisément aux abords de certaines zones habitées (Seix, Tarascon, Saint Béat,…), où il est devenu moins craintif.

Menaces et conservation

Il n’est pas menacé à l’échelle de la région où il occupe la plupart des secteurs favorables. L’amélioration générale de la qualité des cours d’eau en terme de pollution chronique, lui a sûrement permis de réoccuper des secteurs jadis abandonnés. Mais localement il reste à la merci des pollutions accidentelles qui peuvent altérer ses ressources trophiques, des aménagements, notamment pour la production hydro-électrique, qui détruisent ses habitats, et de la sur-fréquentation générée par les loisirs nautiques et la pêche.

Fiche rédigée par Jérôme Calas

Références : Delzons O. & Ramière J. (2012), in Frémaux S. & Ramière J., coord. (2012), Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées, Delachaux et Niestlé


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