Circaète Jean-le-Blanc

Circaetus gallicus

Nom commun : Circaète Jean-le-Blanc
Nom latin : Circaetus gallicus
Famille : Accipitridés
Période d’activité / d’observation : Mars à septembre
Statut réglementaire : Protégé au niveau national

Descriptif et particularités

C’est le plus grand rapace que l’on peut voir en plaine dans notre région avec une envergure atteignant 1m80. Il a l’allure d’une grande buse, ailes larges et arrondies au bout, queue courte, plumage très clair en dessous, brun sur le dessus. Son comportement en vol est nonchalant, jamais pressé, ses battements d’ailes sont lents et amples. Adepte du vol stationnaire qu’il effectue pour la chasse, il est passé maître dans l’art d’utiliser le vent et les courants d’air chaud pour cela.

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Circaète Jean-le-Blanc (1)
(Circaetus gallicus)
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Circaète Jean-le-Blanc (2)
(Circaetus gallicus)

Habitat et écologie

L’espèce affectionne les secteurs comprenant des espaces boisés peu fréquentés et des milieux ouverts pour peu que ceux-ci abritent une bonne densité de reptiles (zones bocagères, causses, milieux rocheux, clairières ou landes rases).

Migrateur trans-saharien il est de retour mi-mars chez nous. Le couple retrouve alors son site de nidification et reprend le plus souvent un ancien nid pour entreprendre une nouvelle nidification. L’unique œuf est déposé début avril pour une incubation d’environ 45 jours. Le poussin est nourri au nid jusqu’à son envol qui se produit entre fin juillet et mi septembre suivant la date de ponte. Le départ vers l’Afrique a lieu assez rapidement après, et il reste très peu d’individus présents en octobre.

L’essentiel de son régime alimentaire est composé de reptiles et notamment de serpents. Il consomme également des batraciens, petits mammifères et des oiseaux, notamment lorsque les conditions atmosphériques ne favorisent pas la sortie des reptiles. Il repère ses proies lors des vols stationnaires et les capture en fondant dessus depuis son poste d’observation « suspendu ».

Répartition en Midi-Pyrénées

En raison de ses préférence écologiques on n’est guère étonné que les populations les plus importantes dans la région soient situées dans les zones bocagères et boisées du Quercy, du Massif-Central et du piémont pyrénéen où les reptiles sont bien présents. En plaine, il évite les secteurs de grandes cultures, mais est présent dès que le paysage se diversifie un peu, notamment sur les collines ou les coteaux pour peu qu’il trouve des bois d’une certaine taille pour nicher, mais avec une densité bien moindre que dans les massif montagneux et les causses. S’il ne niche guère au dessus de 1500m, le circaète peut évoluer jusque vers 2000m ou davantage.

Menaces

Depuis la protection intégrale des rapaces, le tir n’est plus une menace à proprement parler, mais localement le braconnage, malheureusement toujours d’actualité, peut avoir une influence sur les effectifs en raison d’une faible productivité (à peu près un jeune tous les deux ans par couple en moyenne) et d’une densité naturellement faible. C’est aussi le cas des collisions contre les câbles électriques. Mais c’est surtout la dégradation du milieu naturel qui lui est préjudiciable, en faisant disparaître sa principale ressource alimentaire, les reptiles. Le dérangement dans les zones de nidification par la fréquentation humaine pour les loisirs ou par une exploitation sylvicole mal adaptée ont aussi des conséquences très négatives.

Fiche rédigée par Jérôme Calas