Complexe des Grenouilles vertes

  • Nom commun : Complexe des Grenouilles vertes
  • Nom latin : Pelophylax sp
  • Famille : Ranidae
  • Période d’activité / d’observation : mars à novembre (potentiellement visibles toute l’année)
  • Statut réglementaire : Intégralement ou partiellement (Pelophylax kl. esculenta) protégées

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Grenouille verte (© Pascaline Silande)

Les grenouilles vertes se ressemblent énormément. On distingue 3 espèces :

  • la Grenouille de Perez, Pelophylax perezi (Seoane, 1885),
  • la Grenouille rieuse, P. ridibunda (Pallas, 1771),
  • la Grenouille de Lessona, P. lessona, (Camerano, 1882)),
  • Ainsi que 2 hybrides :
  • la Grenouille de Graf, P. kl. grafi (Crochet, Dubois Ohler et Tunner, 1995),
  • la Grenouille comestible, P. kl. esculenta (Linné, 1758).

Ce sont des grenouilles de petite taille (entre 4,5 et 18 cm), aquatiques, à aspect caractéristique : attitude aplatie, museau grand, yeux proéminent situés sur le dessus du crâne. Les mâles possèdent 2 sacs vocaux latéraux, ce qui les distingue immédiatement de tous les autres anoures de la région Midi-Pyrénées. La coloration est variable, de vert à gris-brun, tachetée ou non, avec souvent une ligne vertébrale vert clair ou jaunâtre. Le ventre est clair, avec des tâches sombres. La pupille est ovale et horizontale. La différenciation sur le terrain est difficile du fait des hybridations, et est basée sur l’accumulation de nombreux critères, obtenu par capture et manipulation des individus : taille de l’adulte, couleur des sacs vocaux (dépliés et en main, et non lors du chant), forme et couleur du tubercule métatarsale, coloration de la face interne des cuisses et disposition des dents du palais, le tout croisé avec les chants. Ces chants sont souvent à privilégier pour l’identification.

Habitat et écologie

La Grenouille de Perez, d’affinité méditerranéenne, habite préférentiellement des zones humides peu profondes et bien végétalisées. La Grenouille de Lessona, espèce continentale a priori présente uniquement au nord de la France, affectionne également les zones humides peu profondes et bien végétalisées. La grenouille rieuse, présente sous forme de populations naturelles au nord et à l’est de la France, a été introduite sur tous le reste du territoire. Elle est plus ubiquiste dans le choix de ses habitats et se retrouvent dans des habitats qui ne conviennent pas aux autres amphibiens : étangs de pêche, cours d’eau lent, bras morts eutrophes …

Aquatiques, à la fois nocturnes et diurnes, les grenouilles vertes s’éloignent peu de l’eau et plongent à la moindre alerte. L’hivernage a lieu sous l’eau, et la reproduction est tardive, vers avril-mai. Les pontes forment des paquets plus informes et visqueux que ceux des grenouilles « rousses ». La métamorphose survient en début ou milieu d’été, voire l’année suivante. Elles consomment des invertébrés, et parfois de petits vertébrés. Elles sont la proie de couleuvres du genre Natrix, d’échassiers, de poissons, de mammifères carnivores …

Répartition en Midi-Pyrénées

Du fait de la difficulté d’identification à l’espèce, la répartition de ces espèces est mal connue. En Midi-Pyrénées, on rencontre apparemment la Grenouille rieuse, la Grenouille de Perez et la Grenouille de Graf. On les retrouve en plaine. Les 3 espèces peuvent cohabiter sur un même site, il est possible que ce soit le cas pour la majorité des sites de la région, avec une dominance d’une certaine espèce. La Grenouille de Lessona a été inventoriée sur le plateau de l’Aubrac lozérien, ce qui permet de supposer sa présence sur la partie aveyronnaise de ce plateau. Du fait de sa répartition biogéographique, il est possible qu’elle soit également présente dans les secteurs du Lot et de l’Aveyron où existent le sonneur à ventre jaune et/ou la rainette verte.

Menaces

Les menaces qui touchent ces espèces sont le régression des niveaux d’eau, la pollution et la dégradation des habitats. La présence de l’écrevisse de Louisiane, Procambarus clarkii, semble également préjudiciable. La reproduction par hybridogénèse tend également à faire disparaitre les « lignées pures » de perezi, ou de lessonae.
Rédaction Pascaline Silande
Dernière mise à jour : 26/04/2014