Cordulie splendide

Macromia splendens

  • Nom commun : Cordulie splendide
  • Nom latin : Macromia splendens (Pictet,1843)
  • Famille : Macromiidae
  • Période d’activité / d’observation : de fin mai à fin août
  • Statut réglementaire : Intégralement protégée au niveau national – Annexe II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore
  • Espèce bénéficiant du Plan National d’Action (PNA) en faveur des odonates

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Pour aller plus loin
  6. Galerie
  7. Cartographie


Descriptif et particularités

JPEG - 65.7 ko
Photo de Laurent Pélozuelo

Grande libellule de 70 à 75mm de longueur, au corps vert foncé métallique, marqué de tâches jaunes sur le thorax et l’abdomen. Ses yeux verts brillants se touchent en un seul point comme chez les cordulidés et les cordulegasters auxquels elle ressemble beaucoup. Elle est le seul représentant de la famille des macromidés en France.

Habitat et écologie

Espèce typique des zones calmes et ombragées des rivières méridionales, elle fréquente également les retenues implantées sur les cours d’eau et parfois certains ruisseaux possédant des vasques suffisamment profondes. Les adultes chassent dans les milieux ensoleillés, parfois assez loin des zones de reproduction. C’est généralement là que les couples s’apparient. Les mâles patrouillant le long des rives sont très agressifs vis à vis des autres odonates. Les femelles pondent rapidement à la surface des eaux calmes. La vie larvaire dure 2 ans, dans les sédiments ou dans le chevelu racinaire immergé des rivières très ombragées.

Répartition en Midi-Pyrénées

Espèce de répartition très limitée, présente essentiellement dans le sud-ouest de la France (Midi-Pyrénées, nord Aquitaine, sud de Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon, Ardèche) et de façon localisée en Espagne et au Portugal.

En Midi-Pyrénées, elle n’est présente que dans le nord et le nord-est de la région, essentiellement sur le cours du Tarn en amont d’Albi, mais aussi sur l’Aveyron, le Viaur, le Lot et le Célé.

Menaces

Les principales menaces identifiées sont la pollution, la destruction ou la dégradation de la ripisylve. Elle semble souffrir aussi de la présence d’écrevisses allochtones. Par ailleurs, si elle peut bénéficier des eaux calmes en amont des retenues, des études ciblées sont nécessaires pour mieux appréhender l’impact du fonctionnement des aménagements hydro-électriques sur les populations. Des préconisations adaptées à cette espèce devraient être intégrés au DOCOB des sites Natura 2000 qui l’abritent.

Pour aller plus loin

Fiche rédigée par Jérôme Calas
Dernière mise à jour : 06/01/2014

Galerie...