Coronelle girondine

Coronella girondica

  • Nom commun : Coronelle girondine
  • Nom latin : Coronella girondica
  • Famille : Colubridae
  • Période d’activité / d’observation : mars à octobre
  • Statut réglementaire : Protégé au niveau national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

Risque de confusion avec la coronelle lisse, confusion possible avec la vipère aspic.

La coronelle girondine atteint en moyenne 40 à 70 cm à l’âge adulte (exceptionnellement jusqu’à 95 cm). La face supérieure est de couleur brunâtre, grisâtre, ocre ou rosée, avec des barres irrégulières sombres (plus prononcées que chez la coronelle lisse). La face ventrale est souvent jaune, orange ou rouge avec un motif noir en damier, formant parfois 2 lignes. Elle porte une « bride » bien marquée sur le museau.

Les écailles sont lisses. Généralement la coronelle possède 8 écailles labiales supérieures, l’œil est positionné entre la 4ème et la 5ème écaille labiale (l’œil est entre la 3ème et 4ème chez la coronelle lisse). L’écaille rostrale n’est pas saillante et ne s’insère pas en arrière entre les écailles inter-nasales.

Habitat et écologie

Elle affectionne les milieux secs et chauds. On la rencontre principalement en plaine, dans les endroits rocheux (parfois dans les bocages). Rarement présente dans les régions montagneuses, elle atteint au maximum les 700 m. Exceptionnellement elle a déjà été rencontrée à 1000 m dans les Hautes-Pyrénées.

Elle est très active le soir et la nuit, pour la chasse (c’est une mangeuse de reptiles) et elle peut sortir sous la pluie l’été quand il fait chaud.

Répartition en Midi-Pyrénées

La coronelle girondine est présente au Portugal, Espagne, Sud de la France, Italie et Sicile. L’espèce a sa limite Nord sur l’île d’Oléron.

Elle est très largement distribuée en Midi-Pyrénées, dans tous les départements. Les observations intéressent majoritairement des terrains sédimentaires (calcaires ou marneux) de type Causse ou coteaux secs calcaires, mais elle a également été contactée sur des terrains schisteux.

Menaces

Les menaces pesant sur la coronelle girondine sont multiples. Comme pour tous les serpents, la destruction volontaire contribue à sa régression. Ce phénomène est accentué par sa ressemblance avec la vipère aspic. Ses déplacements nocturnes l’exposent aussi aux écrasements routiers. La menace essentielle reste toutefois simplement la destruction de son habitat naturel ou les pratiques d’écobuage.

Fiche rédigée par Morgane Wauthier