Crocidure des jardins

Crocidura suaveolens

Nom commun : Crocidure des jardins
Nom latin : Crocidura suaveolens (Pallas, 1811)
Famille : Soricidés – ordre des Soricomorphes
Période d’activité / d’observation : active de jour comme de nuit, toute l’année.
Statut réglementaire : quasi-menacée (NT) au niveau national, en préoccupation mineure (LC) au niveau mondial.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Son pelage est gris brun, et elle ressemble beaucoup à la Crocidure musette, si ce n’est que son ventre est plus clair, qu’elle est plus petite et que son crâne et sa dentition sont différents). Son poids varie entre 6 et 9 grammes. Sa queue est bicolore sans limite nette entre les deux couleurs. Elle peut parcourir de grandes distances, allant jusqu’au kilomètre. Elle est un carnivore opportuniste, qui peut se nourrir de tout ce qu’elle trouve, bien qu’elle soit principalement insectivore : larves de papillons, lombrics, mouches ou autres petits insectes, araignées, gastéropodes, jusqu’aux petits vertébrés comme de jeunes campagnols. Elle consomme aussi quelques fruits. La morsure des musaraignes est venimeuse, ce qui est très rare chez les mammifères, et elle peut paralyser une proie vivante jusqu’à 16 jours.

Habitat et écologie

La Crocidure des jardins fréquente divers habitats pourvu qu’ils soient chauds, secs et broussailleux, comme les haies, les friches et les jardins, mais aussi les boisements clairs. Elle exploite son habitat à la recherche d’insectes à même la litière, dans laquelle elle peut aménager un nid d’herbe et de feuilles sèches. Plus habituellement, elle installe son gîte dans les anfractuosités naturelles ou dans des galeries qu’elle peut creuser. Généralement en plaine, elle dépasse rarement les 1 000 m d’altitude (Cazavet, Ariège). En France elle semble en tout cas mieux représentée sur les façades méditerranéenne et atlantique que dans le reste du territoire.

Répartition en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, les données confirment sa présence, essentiellement en plaine centrale, avec quelques observations en bordure pyrénéenne. Les individus trouvés dans des pelotes de réjection de moyenne montagne proviennent sûrement de capture à plus basse altitude. Néanmoins, en montagne, les chênaies pubescentes, sur les versants exposés au Sud, semblent pouvoir permettre à l’espèce de s’y maintenir.

Menaces

La Crocidure des jardins est encore peu connue, il n’y a pas d’éléments permettant d’étudier la tendance des populations. A cela s’ajoutent les problèmes liés à l’identification de l’espèce, pouvant causer une sous-estimation de sa présence. Comme pour les autres musaraignes, son principal prédateur est l’Effraie, dont la quasi-totalité des données (97 %) proviennent de ses repas (pelotes de réjection). Une concurrence est possible avec la Crocidure musette, toujours aux dépens de la Crocidure des Jardins. Dans les zones agricoles et les jardins, pesticides et herbicides ont sans doute un impact sur les populations.

Fiche rédigée par Julien Albert et Coline Viala - Novembre 2018

Cartographie