Crossope de Miller

Neomys anomalus

Nom commun : La Crossope de Miller
Nom latin : Neomys anomalus (Cabrera, 1907)
Famille : Soricidae – Ordre des Soricomorphes
Période d’activité / d’observation : particulièrement active au printemps ; la période d’accouplement s’étend d’avril à septembre ; espèce non hibernante.
Statut réglementaire : espèce protégée en France, préoccupation mineure (LC) aux niveaux mondial et français, déterminante ZNIEFF stricte (Ds).
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Légèrement plus petite et plus légère que la Crossope aquatique, la Crossope de Miller mesure entre 6,4 et 8,8cm (longueur tête et corps) avec une queue de 4,2 à 6,7cm et pèse entre 5 et 8g. Elle possède également un pelage gris à noir sur le dos et blanc sur le ventre, avec une nette démarcation. Le dessous de la queue présente une frange de poils bien raides mais moins fournie que celle de la Crossope aquatique. Son régime alimentaire est constitué d’insectes, de lombrics, d’araignées et de gastéropodes, avec globalement plus de proies terrestres que la Crossope aquatique. Ses mœurs en partie grégaire en font une exception chez les musaraignes. Les jeunes crossopes peuvent se reproduire l’année même de leur naissance.

Habitat et écologie

L’espèce est liée aux biotopes humides à végétation dense, mais dépend moins des milieux aquatiques que la Crossope aquatique. Cette dernière, plus compétitrice, conditionne la répartition de la Crossope de Miller. Quand celle-ci est absente, la Crossope de Miller montre en effet un comportement plus aquatique.

Répartition en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, l’espèce semble occuper uniquement les zones de montagnes. En effet, seules quelques données ont été recensées dans notre région, toutes dans les Pyrénées et sur les contreforts du Massif Central. On peut citer les communes de Gavarnie (Hautes-Pyrénées), Bourg-d’Oueil et Lez (Haute-Garonne), Salsein (Ariège), Lacaze, Saint-Pierre-de-Trivisy et Castelnau-de-Brassac (Tarn), Lamitivie (Lot), Alpuech et Laguiole (Aveyron) ainsi que la vallée d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques). D’autres prospections sont nécessaires, bien que l’espèce soit difficile à contacter du fait de l’absence de l’Effraie des clochers (Tyto alba) – et donc de pelotes de réjection – en altitude.

Menaces

Le maintien des prairies humides connectées avec des cours d’eau, à faciès lentique – la Crossope de Miller nage assez mal – et à végétation dense sur les berges, permettra de pérenniser la présence de cette espèce dans les zones de piémont pyrénéen. Il est difficile de conclure sur l’état des populations des crossopes en l’état actuel des recherches.

Fiche rédigée par Julien Albert et Nathalie de Lacoste - mars 2016

Cartographie