Ecureuil roux

Sciurus vulgaris

Nom commun : Ecureuil roux
Nom latin : Sciurus vulgaris (Linnée, 1758)
Famille : Erinaceidae
Période d’activité / d’observation : strictement diurne et actif toute l’année, mais son activité est réduite pendant quelques jours lors de conditions défavorables.
Statut réglementaire : espèce protégée (P) / préoccupation mineure (LC).
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

L’Ecureuil roux a les oreilles terminées de pinceaux de longs poils, plus développés en hiver ; une queue en panache qui est plus longue chez la femelle. Son pelage est brun rouge (plus fréquent dans les forêts de feuillus, en plaine) à brun sombre (dans les forêts de conifères, en altitude) - présence de noir plus ou moins marqué dans les populations d’altitude, donnant un aspect « charbonnier ».

Habitat et écologie

L’habitat de prédilection de l’Ecureuil roux se situe naturellement dans les arbres, avec une légère préférence pour les forêts de conifères matures. Il se nourrit surtout dans la frondaison mais il peut aller chercher sa nourriture au sol (où il peut y enterrer des réserves de fruits secs), même dans les jardins publics où il n’est pas rare de le croiser. Omnivore opportuniste, il montre une préférence pour les végétaux, surtout les graines de conifère, mais se nourrit également de faines, glands, noix, noisettes, fleurs, bourgeons, fruits ou baies, champignons, sève voire d’écorce. Il peut aussi être carnivore (œufs, larves, insectes, escargots) mais en bien moindre proportion.

Son comportement anti-prédateur typique et de grimper le plus vite dans un arbre au moindre dérangement où il se dissimule derrière le tronc. S’il est vraiment dérangé, il est possible de l’entendre glousser, de le voir frapper du pied nerveusement, remuer la queue et grimper par courts à-coups. Rapide et agile, il est capable de sauter de branches en branches, ce qui lui permet de se déplacer sans redescendre de son perchoir.

Sa queue fournie lui sert de balancier et de « parachute » lors de petits sauts. Il parcourt ainsi des itinéraires connus mais se montre curieux devant des éléments nouveaux.

Un Ecureuil construit plusieurs nids arboricoles faits de brindilles (boules de 30cm de diamètre à 5-15m de haut) pouvant accueillir plusieurs individus, et qui peuvent servir pour s’abriter ou pour la reproduction. Il est également possible de les voir se réfugier dans une branche creuse, un terrier de lapin ou un grenier. C’est un animal solitaire en dehors de la période de reproduction qui s’étale sur la totalité de l’année mais qui semble plus marquée de décembre à mars pour les mâles et de février à juin pour les femelles. Les femelles donnent naissances à 3-4 petits, la gestation dure 40 jours et le sevrage 8 à 12 semaines. Les périodes de dispersion pour les mâles se situent en été ou à l’automne.

Répartition en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées il peut être vu sur presque tous les habitats boisés, jusqu’en ville. En plaine, les ripisylves constituent des lieux de passages importants. Il est généralement présent en-dessous de 600m d’altitude mais peut également être observé à plus de 1 200 mètres (Laguiole) voire 2 100 mètres (Mijanès) en Ariège.

Menaces

Les dynamiques cycliques de l’espèce sont encore mal connues mais semble être conditionnées par la disponibilité en nourriture. Les facteurs responsables des menaces qui pesaient sur l’espèce avant sa mise sous protection ne semblent plus être d’actualité, à savoir les prélèvements pour l’alimentation et la coupe des jeunes arbres. La prédation (Autour des palombes, Martre des pins, voire Chat et Chien domestiques en milieu urbain), les conditions climatiques, les collisions routières et le parasitisme (coccidiose notamment), sont à l’origine d’une mortalité élevée pour l’Ecureuil roux, mortalité qui est encore plus importante la première année. La présence de Tamias de Sibérie (Tamia sibiricus), appelé Ecureuil de Corée en animalerie est également à surveiller. Ces derniers nuisent aux Ecureuils roux car ils abîment les arbres et arbustes et représente un risque sanitaire. Les sylvicultures de conifères lui ont a priori été bénéfiques en Midi-Pyrénées. L’espèce peut également être favorisée par la mise en place et le maintien d’îlots de sénescence lorsque le milieu forestier alentour ne lui est pas favorable.

Fiche rédigée par Julien Albert - mars 2016

Cartographie