Elanion blanc

Elanus caeruleus

  • Nom commun : Elanion blanc
  • Nom latin : Elanus caeruleus
  • Famille : Accipitridés
  • Période d’activité / d’observation : sédentaire observable toute l’année, erratisme parfois important chez les jeunes et immatures
  • Statut réglementaire : intégralement protégé, « En danger » sur la Liste Rouge Nationale des Oiseaux Nicheurs

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Un peu plus gros que le Faucon crécerelle, avec une envergure un peu supérieure, l’Elanion blanc est un petit rapace facile à identifier : gris bleu dessus, blanc en dessous et les rémiges primaires noires. Des yeux rouges avec un petit masque noir et un petit bec noir lui donnent un air mystérieux. Si les circonstances ne permettent pas l’évaluation de la taille, la confusion avec le Busard Saint-Martin reste possible de loin.

Habitat et écologie

Apparenté en fait aux milans, l’Elanion blanc fréquente les espaces ouverts, friches, champs cultivés, prairies, où il se nourrit de différentes proies : micromammifères, insectes, petits oiseaux.

Ses techniques de chasse :

  • A l’affût perché en haut d’un arbre ou d’un buisson
  • En vol stationnaire (dit « St Esprit) comme le Faucon crécerelle mais avec des mouvements d’ailes plus amples
  • En vol circulaire, prospectant son territoire de chasse

Il niche dans un arbre souvent isolé. Le mâle apporte les matériaux que la femelle arrange à l’intérieur du nid. Elle y dépose en février-mars 3 à 5 œufs qui sont couvés pendant 25 à 28 jours surtout par la femelle. Les jeunes acquièrent leur plumage complet au bout de 3 semaines et peuvent voler au bout de 4 à 5. Une deuxième nichée n’est pas rare. Cette belle performance de reproduction, de 2,5 à 3 jeunes volants par couple, n’est pas étrangère à l’expansion rapide de l’espèce.

Répartition en Midi-Pyrénées

Originaire d’Afrique, l’Elanion blanc est depuis longtemps présent dans la péninsule ibérique. Il a niché pour la première fois en France en 1990 dans les Landes et depuis sa population ne fait que grandir pour atteindre aux environs de 80 couples en 2012. Il est bien présent en Aquitaine et son aire de répartition régulière couvre une petite du Gers et des Hautes-Pyrénées. Ailleurs, sa présence est plus ponctuelle et les installations moins stable. Il est toutefois noté de plus en régulièrement en Haute-Garonne, Tarn et Garonne et Ariège, avec localement a minima des tentatives de reproduction. Sa discrétion et un certain erratisme rendent son observation aléatoire d’autant que l’espèce se satisfait de milieux parfois moins attractifs pour les ornithologues !

Menaces

Bien que très prolifique et en progression, l’Elanion blanc ne présente encore en 2013 qu’une population européenne limitée, de l’ordre de 2000 individus, et reste donc fragile. La fermeture des milieux, la multiplication de cultures intensives, la disparition de haies et l’abus de pesticides comptent parmi les menaces fortes qui pèsent sur l’espèce. Par ailleurs, faisant l’objet d’un intérêt de la part de nombre d’observateurs désireux de voir cette espèce rare, l’Elanion peut subir également des dérangements impactant de manière négative sur son installation.

Texte et photos de Danielle et René Peltier

Pour aller plus loin, voici une communication présentée dans le cadre des 5e Rencontres Naturalistes de Midi-Pyrénées : Elanion blanc en Midi-Pyrénées, premier bilan des connaissances de 1990 à 2015, « de la colonisation à l’installation » par Mathieu Orth - Groupe Ornithologique Gersois - et Christophe Cognet - Comité Local 65 de NMP.

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Elanion blanc en Midi-Pyrénées, premier bilan des connaissances de 1990 à 2015, « de la colonisation à l’installation »

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