Etourneau sansonnet

Sturnus vulgaris

  • Nom commun : Étourneau sansonnet
  • Nom latin : Sturnus vulgaris
  • Famille : Sturnidés
  • Période d’activité / d’observation : Toute l’année
  • Statut réglementaire : Gibier chassable / Espèce susceptible d’être classé nuisible
  • Statut de conservation  : Préoccupation mineure (Liste rouge mondiale UICN, 2016), Préoccupation mineure (Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine, 2016)

  1. Descriptif, particularités et risques de confusion
  2. Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées
  3. Habitat et écologie
  4. Régime alimentaire
  5. Cycle annuel et reproduction
  6. Conseils pour l’observation, orientations de recherche
  7. Menaces et conservation
  8. Galerie
  9. Cartographie


Descriptif, particularités et risques de confusion

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Petit oiseau noir à bec jaune, l’Etourneau sansonnet peut aisément être confondu avec une autre espèce très commune, le Merle noir. A y regarder de plus près, la queue de l’Etourneau est assez courte et dépasse de peu les ailes pointues et plutôt longues au posé, alors que le Merle possède une queue longue et des ailes courtes. Le plumage de l’adulte, juste après la mue de fin d’été, est entièrement piqueté de blanc jaunâtre, ce qui donne à l’oiseau un aspect moucheté caractéristique. Progressivement, au fur et à mesure de l’usure hivernale des plumes, les taches s’estompent pour laisser place à un plumage nuptial noir brillant avec des reflets métalliques verts et violacés. Dans le même temps, le bec qui était sombre au moment de la mue, prend des couleurs. C’est à ce niveau que se dessine un léger dimorphisme sexuel : le mâle reproducteur a le bec jaune avec la base bleutée tandis que chez la femelle, la base est rosâtre. Le juvénile est entièrement brun-gris et assez clair. En termes de comportement, le sansonnet se caractérise par un besoin instinctif de compagnie et un répertoire vocal particulier. Espèce grégaire, il se nourrit, se déplace et dort en groupe de plusieurs dizaines d’individus. Son chant n’a rien de mélodieux mais présente une grande variété de sons et d’imitations d’autres oiseaux : le Loriot étant un de ses modèles favoris !

Taille de l’oiseau : 19 - 22 cm Envergure : 37 - 42cm Risque de confusion : Merle noir

Photographies © J-F. Bousquet

Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées

Espèce très commune, l’Étourneau sansonnet est aujourd’hui quasiment cosmopolite (Europe, Asie, Afrique, Amériques). Sa progression ne semble freinée que par l’altitude, la sécheresse et l’absence de zones ouvertes et/ou de cavités. En France, il est présent partout, excepté en Corse où il est remplacé par l’Etourneau unicolore. En Midi-Pyrénées, il est nicheur dans la quasi-totalité de la région. Seuls quelques rares secteurs des Pyrénées et du nord aveyronnais semblent moins favorables à l’espèces (altitude, forêts, …). De septembre à mars, les effectifs locaux peuvent être gonflés par l’afflux d’individus venus du nord et de l’est de l’Europe.

Habitat et écologie

La reproduction de l’espèce est conditionnée par deux grandes exigences : un accès au sol pour se nourrir (prairies, pelouses naturelles et artificielles, cultures, parc, jardins et vergers) et la présence de cavités pour nicher. Ces dernières peuvent être naturelles (trou d’arbre naturel ou creusé par un pic) ou artificielles (dans un mur, sous un toit, dans un nichoir, et plus récemment les lampadaires modernes). On le retrouve alors naturellement dans nos campagnes cultivées mais aussi en ville.

Régime alimentaire

Le sansonnet présente un régime omnivore à tendance insectivore (au sens large du terme). Pendant la saison de nidification, il sonde le sol des champs et prairies en quête de larves et d’insectes, d’araignées, de vers, d’escargots, … Dès que les petites bêtes viennent à manquer, les fruits et baies prennent une grande importance dans son régime.

Cycle annuel et reproduction

En février, les mâles commencent à quitter la troupe pour trouver une cavité, en tapisser le sol de matériaux divers (herbes sèches, fibres végétales et animales, mousse, plumes…) et chanter au voisinage du futur nid, dans l’espoir d’attirer une dame. Fin mars, la femelle pond 4 ou 6 œufs d’un bleu intense sans tâche. L’incubation dure une quinzaine de jours. Les jeunes quittent le nid à environ 3 semaines mais, du fait du comportement grégaire de l’espèce, les familles se regroupent pour leurs activités (déplacement, alimentation, dortoir, …).

Conseils pour l’observation, orientations de recherche

Un Etourneau peut en cacher un autre, voire même plusieurs ! En effet, l’espèce présente un comportement grégaire très caractéristique. Ainsi, dès que les jeunes sont volants, les Etourneaux se rassemblent en immenses troupes pouvant compter plusieurs dizaines de milliers d’individus. Le soir, on peut admirer les évolutions spectaculaires de ces immenses vols.

Menaces et conservation

L’Étourneau sansonnet est une espèce très commune, souvent en augmentation numérique et actuellement non menacée. Cependant, malgré sa grande adaptabilité, l’espèce n’est pas à l’abri des modifications provoquées par l’homme, en lien notamment avec l’agriculture intensive (uniformisation des paysages, usages excessifs d’insecticides, …). Du fait des dégâts urbains occasionnés par les grandes bandes hivernales ou de ceux des petits groupes postnuptiaux sur les vergers, il est très souvent considéré comme « nuisible ». Mais il est important de rappeler son importance et son utilité en tant que prédateur d’insectes.

Références FREMAUX S. et al., 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées. Nature Midi-Pyrénées. Delachaux et Niestlé. SVENSSON L. et al., 2015. Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. http://www.oiseaux.net/oiseaux/etou…

Fiche rédigée par Nathalie Penella
Dernière mise à jour : 12/02/2018

Galerie

Photographies © J-F. Bousquet

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