Gomphocère pyrénéen

Gomphoceridius brevipennis

Nom commun : Gomphocère pyrénéen
Nom latin : Gomphoceridius brevipennis
Famille : Acrididae (sous-famille des Gomphocerinae)
Période d’activité / d’observation : adultes de juillet à fin septembre
Statut réglementaire : Aucun

Descriptif et particularités

Ce criquet silencieux (il ne stridule pas, ses ailes sont trop courtes chez le mâle) fait partie des quelques espèces d’orthoptères endémiques pyrénéennes. Qui plus est, non seulement l’espèce est endémique, mais aussi le genre Gomphoceridius. Ce genre est monospécifique… autrement dit, le gomphocère pyrénéen est la seule espèce dans son genre.

Le caractère le plus spectaculaire chez cette espèce de haute montagne est le bout des antennes : il se termine en massue noirâtre, très caractéristique. Quelques autres criquets peuvent aussi avoir de telles antennes, mais ils vivent soit plus bas en altitude, ou sinon ils ont des ailes plus grandes (gomphocère des alpages, Gomphocerus sibiricus, également présent dans les hautes montagnes pyrénéennes).

Habitat et écologie

G. brevipennis vit au dessus de 2000 m d’altitude, dans les végétations herbacées d’alpage, sèches de préférence, et surtout très ensoleillées : landes ouvertes à myrtilles et callune, parsemées de pierres, végétations rases de crêtes… Pour l’instant il a été vu entre 2000 et 2500 m d’altitude mais peut sans doute être vu jusqu’à près de 3000 m. Les adultes s’observent de fin juillet à fin septembre.

Répartition en Midi-Pyrénées

Uniquement les Pyrénées, à des altitudes importantes (supérieures à 2000 m). Sa répartition est actuellement mal connue dans le détail (il faut aller en montagne assez haut pour éventuellement le trouver).

Menaces

Les inventaires étant encore peu nombreux, il est difficile d’évaluer les menaces qui peuvent peser sur cette espèce. En tant qu’endémique pyrénéen, ce criquet mériterait peut-être des attentions particulières, notre région couvrant la moitié des départements pyrénéens français. Une des menaces les plus plausibles étant les modifications climatiques en cours et l’éventuel réchauffement qui pourrait nuire à sa survie dans les localités les plus basses.

Fiche rédigée par Pierre-Olivier Cochard