Grand Rhinolophe

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Grand Rhinolophe_(c)Tanguy Stoeckle
Nom commun : Grand Rhinolophe
Nom latin : Rhinolophus ferrumequinum
Famille : Rhinolophidés - ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observable toute l’année, hiberne en hiver
Statut réglementaire : Dc, P, DH2, DH4, Fr : NT /Eu : NT

Descriptif et particularités

Le Grand Rhinolophe, comme son nom l’indique, est le plus grand des trois rhinolophes de la région. Il se distingue des deux autres espèces par la forme de sa feuille nasale et son comportement en colonie, puisqu’il forme des essaims plus ou moins serrés selon la température.

Habitat et écologie

Le Grand Rhinolophe fréquente les milieux souterrains l’hiver et les combles de bâtiments en été, comme le Petit Rhinolophe, mais on le rencontre moins fréquemment que ce dernier. Il est sédentaire et fréquente les paysages préservés privilégiant l’élevage extensif aux plaines céréalières intensives et préférant les paysages bocagers structurés par des haies, c’est-à-dire dans un contexte favorable pour la chasse. L’espèce se nourrit principalement de Lépidoptères et de Coléoptères (Boireau et Le Jeune, 2007). Cette espèce grégaire forme des colonies pouvant compter plusieurs centaines d’individus, ainsi que des colonies mixtes, notamment avec le Murin à oreilles échancrées et le Rhinolophe Euryale.

Répartition en Midi-Pyrénées

La région Midi-Pyrénées recense la plus importante population française de l’espèce, estimée à 10 000 individus en 2013 (dont 50% concentré dans le Lot). Sa distribution est inégalement répartie puisque l’espèce a déserté les plaines agricoles au profit des régions karstiques reculées des Pyrénées et du massif central (Lot, Aveyron, Tarn et Est du Tarn-et-Garonne).

Menaces

L’espèce est fragile dans ses gîtes de mise bas, majoritairement en bâtiments privés (châteaux, édifices religieux), car en proie à tout changement de propriétaires, travaux de restauration, dérangement… La régression de ses habitats de chasse, conséquence de la fragmentation des habitats liée à l’intensification de l’agriculture, le développement du réseau routier, l’urbanisation, sans compter les risques de mortalité consécutives (collisions routières, intoxications…). Les populations reculent progressivement…

Fiche rédigée par Cathie Boléat

Références citées

Boireau J. et Le Jeune P., 2007. Etude du régime alimentaire du Grand rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum (Schreber, 1774) dans quatre colonies du département du Finistère (France), Résultats et propositions conservatoires. GMB, 69 p.

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :