Gypaète barbu

Gypaetus barbatus

  • Nom commun : Gypaète barbu
  • Nom latin : Gypaetus barbatus
  • Famille : Accipitridés
  • Période d’activité / d’observation : Toute l’année
  • Statut réglementaire : Protégé sur tout le territoire national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Photo : Norbert Potensky (licence CC)

Rapace majestueux avec sa queue cunéiforme, ses ailes pointues, le Gypaète barbu est classé avec les vautours à cause de son régime alimentaire. Il mesure 100 à 115 cm de long, il pèse de 5 à 7 kg. Il est considéré comme le plus grand rapace d’Europe après le Vautour moine avec ses 260 à 290 cm d’envergure. Son aspect est singulier. En effet il porte des « mèches » de plumes partant de sous la mandibule rejointes par des plumes de la joue pendantes de chaque coté du bec qui forme une petite barbichette noire. Les yeux sont jaunes entourés d’un cercle oculaire d’un rouge intense. Un masque noir entoure ses yeux et se termine derrière la tête. Les adultes ont une tête d’une couleur crème parfois teinté de roux, le manteau est noire ardoisé, le dessous du corps et la culotte sont jaune-orange. Il porte parfois un collier sur la poitrine, plus ou moins complet suivant les individus. Les juvéniles sont entièrement noirs. Les femelles sont plus grandes que les mâles.

Habitat et écologie

Les hautes montagnes sont leur territoire. Ils vivent en couple et parfois en trio sur un territoire qu’ils protègent de toute intrusion d’un autre congénère. Les couples sont réputés fidèles. Si le gypaète atteint la maturité sexuelle vers l’âge de 6-7 ans, très souvent, il arrive à se reproduire que vers l’âge de 9-10 ans. La période de reproduction commence au mois de novembre avec l’installation du nid. Le couple dispose de plusieurs aires sur son territoire dans des falaise abruptes, généralement dans des anfractuosités, des grottes ou sur des vires disposant d’un surplomb le protégeant du mauvais temps. Les accouplements ont lieu dès ce moment-là. La ponte se produit de décembre à fin février. 2 œufs sont pondus mais un seul poussin prendra son envol, 4 mois après l’éclosion. Le juvénile restera sur le territoire de ses parents jusqu’à qu’il soit capable de se nourrir seul. Mais il n’est pas rare de le voir près de l’aire jusqu’aux mois de novembre et décembre. Après, il va parcourir un long voyage avant de revenir sur son lieu de naissance afin de se reproduire à son tour.

Le Gypaète est considéré comme un vautour car il a une alimentation très particulière. En effet, il est le dernier à intervenir sur une carcasse puisqu’il se nourrit des os et des ligaments.

Pour cela, il dispose de sucs digestifs très puissants. Il peut engloutir des os longs de 30 cm. Mais si l’os est trop volumineux, il dispose sur son territoire de pierriers où depuis les airs, il va jeter les os afin de les casser. Son alimentation lui a valu son surnom : le Casseur d’os.

Répartition en Midi-Pyrénées

En 2009, La population européenne est estimée à 162 couples reproducteurs. Dans les Pyrénées françaises, ce sont 32 couples qui sont comptabilisés. En Midi-Pyrénées, 21 couples se sont reproduits dont 13 dans les Hautes-Pyrénées, 7 en Ariège et enfin depuis longtemps, 1 couple a donné un jeune en Haute Garonne. Au final, ce sont 12 juvéniles qui se sont envolés pour cette année.

Menaces

Le Gypaète barbu a un taux de productivité très faible. Pour cette raison, toute perturbation au cours de la période de reproduction ou disparition d’un adulte peut avoir des conséquences sur la dynamique de la population. Il est exposé à bien des dérangements allant du randonneur, au chasseur, au survol de son aire mais également au braconnage.

Fiche rédigée par Dominique Portier