Hérisson d’Europe

Erinaceus europaeus (Linnée, 1758)

JPEG - 77.5 ko
Jeune hérisson, Plaisance du Touch (c) Jean-Paul Tonnelier
Nom commun : Hérisson d’Europe
Nom latin : Erinaceus europaeus (Linnée, 1758)
Famille : Sciuridae
Période d’activité / d’observation : hors hibernation Avril – Septembre selon les températures, les contacts les plus précoces peuvent être en Janvier – Février. Actifs surtout à la tombée du jour.
Statut réglementaire : espèce protégée (P) / préoccupation mineure (LC).
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Hérisson pèse de 500 à 600 gammes pour une taille de 23 à 30 centimètres. Il a un corps massif, sans cou apparent, une queue courte, une tête allongée avec un museau pointu et de petites oreilles tout juste visibles. Son dos est recouvert de piquants colorés en trois bandes : jaune à la pointe, noir et crème. Il est omnivore c’est-à-dire qu’il se nourrit de tout comme par exemple de fruits tombés au sol. Mais son régime alimentaire est à dominante carnivore (escargots, limaces, voire petits rongeurs ou lézards, insectes, fourmis, œufs d’oiseaux…). Il peut pousser un cri puissant et aigu assez étonnant lorsqu’il se sent menacé, on dit qu’il grincaille.

Habitat et écologie

L’espèce s’observe du niveau de la mer jusqu’à 1 000 mètres d’altitude, voire 1 500 mètres occasionnellement (les observations sont tout de même majoritaires en dessous de 800m). Le Hérisson peut être facilement perturbé par des températures trop fraîches et un hiver trop long. Cette espèce est assez ubiquiste, elle se rencontre surtout dans les prairies, cultures, petit bois, haies et jardins. Habituée des milieux suburbains, les densités de l’espèce peuvent être de deux à trois fois supérieures qu’en milieu rural.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Hérisson est présent dans toute la France et la péninsule ibérique. En Midi-Pyrénées, le Hérisson occupe presque tous les paysages ne dépassant pas 600-700m d’altitude. Il est moins fréquent dans le Nord-Est des Hautes-Pyrénées, dans le Nord du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.

Menaces

Le maintien des Hérissons est surtout fonction du maintien des prairies et des haies champêtres, la maïsiculture ne lui est pas favorable. Ses prédateurs principaux sont le Blaireau (Meles meles), le Renard (Vulpes vulpes) et le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo) dont certains couples se spécialisent même sur le Hérisson. La consommation illégale de Hérissons est une des causes de mortalité, avec les collisions routières qui touchent surtout les mâles et peuvent, à terme, créer un déséquilibre de sex-ratio au sein des populations.

Fiche rédigée par Julien Albert - mars 2016

Comment favoriser la présence de hérissons ?

Pour favoriser ces sympathiques insectivores, auxiliaires du jardin, vous pouvez suivre ces quelques conseils :
— Laisser un tas de feuilles mortes, de bois ou de compost au fond du jardin, planter des haies d’essences locales ou mettre en place un muret de pierres sèches, autant d’installations qui pourront servir d’abris au hérisson.

— Ne pas clôturer hermétiquement son jardin pour laisser le passage vers d’autres surfaces vertes.

— Ne pas utiliser d’insecticide ou d’herbicide ; ne pas leur laisser à disposition du lait qui les rend malades mais plutôt proposer une gamelle d’eau par temps sec.

Comment empêcher mon chat de tuer des oiseaux et des souris ?

Le comportement de chasse et de prédation est naturel chez les chats, mais il est possible de le restreindre en proposant à votre animal domestique d’autres activités et des jeux pour le stimuler. Les chats castrés sont plus sédentaires que ceux qui ne le sont pas, et leurs impacts sur la faune seront donc plus circonscrits. Limiter leurs sorties, notamment le soir et à la période où les jeunes oiseaux s’envolent (reconnaissable aux cris d’alerte des adultes), est également une solution pour préserver la petite faune de votre jardin. Enfin, si votre grenier abrite chouettes ou chauves-souris, ou si vous avez placé des mangeoires ou des nichoirs dans votre jardin, assurez-vous que les chats n’y aient pas accès, sous peine que vos aménagements se transforment en véritables pièges pour la faune sauvage.

Que faire d’un jeune mammifère « abandonné » par ses parents ?

Les espèces comme le chevreuil ou le lièvre ne font pas de nid : leurs jeunes restent au sol et utilisent de simples renfoncements pour se cacher. Un jeune à terre qui ne bouge pas n’est donc pas abandonné ou affaibli : il se camoufle simplement et ses parents viennent le nourrir régulièrement. Il doit être laissé sur place, même si on l’a manipulé au préalable : contrairement à l’idée reçue répandue, un jeune touché par l’homme ne sera pas abandonné ensuite à cause de notre odeur ! Dans le cas de micromammifères, tels que la musaraigne, le mulot ou le hérisson, dès lors que les jeunes ont des dents et sont recouverts de poils, ils sont totalement autonomes et n’ont pas non plus besoin d’être aidés. Si toutefois vous trouvez un jeune mammifère qui vous semble abandonné ou blessé, n’hésitez pas à contacter le centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche !