Héron cendré

Ardea cinerea

  • Nom commun : Héron cendré
  • Nom latin : Ardea Cinerea
  • Famille : Ardéidés
  • Période d’activité / d’observation : Toute l’année
  • Statut réglementaire : Protection nationale
  • Statut de conservation  : Préoccupation mineure (Liste rouge mondiale UICN, 2015), Préoccupation mineure (Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine, 2016)

  1. Descriptif, particularités et risques de confusion
  2. Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées
  3. Habitat et écologie
  4. Régime alimentaire
  5. Cycle annuel et reproduction
  6. Conseils pour l’observation, orientations de recherche
  7. Menaces et conservation
  8. Galerie
  9. Cartographie


Descriptif, particularités et risques de confusion

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Ce grand et robuste héron présente un plumage à dominance grise et blanc grisâtre : cou et poitrine blanc striés de noir sur le devant, dessus des ailes grises. La tête blanche porte des lignes noires s’étirant de l’œil à l’arrière du cou, prolongées par des plumes nucales (pas toujours bien visibles). Il possède un bec fort, jaune grisâtre virant au jaune orangé en période de reproduction. Les pattes sont également jaunes. Mâles et femelles sont semblables. Les juvéniles et les immatures sont plus ternes avec un bec et des pattes grisâtres, un front et une calotte sombre. En vol, le Héron cendré se reconnaît à son allure lente, à son cou replié et à ses pattes tendues.

Taille de l’oiseau : 84 - 102 cm Envergure : 155 - 175 cm

Photographies © T. Vergely

Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées

Le Héron cendré se reproduit dans toute l’Europe sauf dans l’extrême nord du continent. En France, il niche surtout dans le quart Nord Est du pays et dans les régions marécageuses de la bordure atlantique. En Midi-Pyrénées, l’espèce est connue comme nicheuse depuis 1989 seulement. Aujourd’hui, elle colonise la quasi totalité de la région à l’exception des secteurs montagneux.

Habitat et écologie

L’espèce fréquente tous les milieux humides peu profonds. Ainsi, on le retrouve préférentiellement dans les marais côtiers ou intérieurs et deltas, et aux abords des cours d’eau à débit lent, des étangs et des rizières.

Régime alimentaire

Le Héron cendré se nourrit essentiellement de poissons, d’amphibiens et de reptiles, de micromammifères (musaraignes d’eau, campagnols, mulots) et d’insectes. Il ne néglige cependant pas les mollusques, les crustacés, les vers, certains poussins d’oiseaux d’eau, voire même des végétaux (bourgeons). Il pêche à l’affût, parfaitement immobile. À la vitesse de l’éclair, son cou se détend et son bec en forme de poignard transperce sa proie.

Cycle annuel et reproduction

Si cet oiseau est généralement un grand solitaire, à l’époque des amours, il rejoint ses congénères au sein de grandes colonies (d’une vingtaine de couples en général), appelées héronnières, perchées au sommet des arbres. Les plus grandes colonies peuvent atteindre la centaine de nids et regrouper plusieurs espèces de héron (Héron garde-bœufs, Bihoreau gris). Ils construisent de très grands nids plats avec des branchages, des rameaux, des herbes et des plumes. La femelle dépose de 3 à 5 œufs mats, gris-bleu, parfois teintés de roux. L’incubation est assurée alternativement par les deux parents, et dure environ 26 jours. À la naissance, les poussins ont une apparence grotesque, avec le duvet de la tête très fourni. Ils sont nourris par les deux parents jusqu’à leur envol, au bout d’une cinquantaine de jours.

Conseils pour l’observation, orientations de recherche

Le Héron cendré est un animal très commun, mais également très farouche. Il ne se laisse pas si facilement observer de près. A l’arrivée d’un intrus, il s’envole pour rejoindre un coin plus tranquille. « Discrétion » est donc le maitre mot.

Menaces et conservation

Grâce à une protection légale de l’espèce en 1976 et une meilleure gestion des milieux humides et aquatiques, l’espèce ne semble actuellement pas menacée. Sa principale fragilité réside dans son besoin de tranquillité pour nicher. Ainsi dans certaines zones fréquentées, les abandons de couvées dus à de trop nombreux dérangements (pêche, sports nautiques, …) ne sont pas rares. Une fois encore sensibilisation et information semblent être la meilleure solution.

Références FREMAUX S. et al., 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées. Nature Midi-Pyrénées. Delachaux et Niestlé. SVENSSON L. et al., 2015. Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. http://www.oiseaux.net/oiseaux/hero…

Fiche rédigée par Nathalie Penella
Dernière mise à jour : 12/02/2018

Galerie

Photographies © T. Vergely

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