Huppe fasciée

Upupa epops

  • Nom commun : Huppe facsiée
  • Nom latin : Upupa epops
  • Famille : Upupidés
  • Période d’activité / d’observation : De mars à début septembre
  • Statut réglementaire : Protection nationale
  • Statut de conservation:Préoccupation mineure

  1. Descriptif, particularités et risques de confusion
  2. Répartition en Midi-Pyrénées
  3. Habitat et écologie
  4. Régime alimentaire
  5. Cycle annuel et reproduction
  6. Conseils pour l’observation, orientations de recherche
  7. Menaces et conservation
  8. Conseils du médiateur faune sauvage
  9. Galerie
  10. Cartographie


Descriptif, particularités et risques de confusion

La Huppe fasciée est un bel oiseau reconnaissable à sa huppe érectile et à son long bec fin et légèrement arqué. Le plumage est identique chez les deux sexes. Les ailes larges aux bouts arrondis et la queue sont parées de larges bandes noires et blanches. Elles contrastent avec le reste du corps qui est chamois orangé. Le chant de la Huppe est un « oupp-oupp-oupp » caractéristique, à la fois sourd mais audible d’assez loin, répété plusieurs fois. Le vol, lui aussi typique de l’espèce, est indécis et ondulant, rappelant celui d’un papillon.

Taille de l’oiseau : 25 à 29 cm
Envergure : 44 à 48 cm
Risques de confusion : aucun en France métropolitaine

Répartition et effectifs en Midi-Pyrénées

La Huppe fasciée est largement répandue sur le territoire national mais elle se fait plus rare sur les bords de la Manche, dans le Nord ainsi que dans le Bassin parisien. Elle manque également à l’appel dans les grands massifs montagneux et les zones très boisées. C’est le cas en Midi-Pyrénées, où l’on peut la croiser dans l’ensemble des départements, mais où, ne dépassant que rarement les 1000m d’altitude, elle est très peu présente sur les reliefs pyrénéens.

Habitat et écologie

On la retrouve préférentiellement dans les cultures et zones ouvertes, prairies avec bosquets, haies et buissons. Elle fréquente les zones à activité pastorales, régions viticoles et forêts marécageuses claires. On peut aussi la rencontrer dans les parcs urbains et les villages.

Régime alimentaire

La Huppe fasciée est insectivore. Elle consomme des invertébrés de toutes sortes : larves de coléoptères, chenilles, sauterelles et grillons. Mais elle capture aussi des vers, mollusques et même des petits lézards. Elle affectionne particulièrement les pelouses ouvertes qu’elle arpente et fouille énergiquement à l’aide de son bec effilé, à la recherche de sa nourriture.

Cycle annuel et reproduction

Migratrice nocturne, elle passe l’hiver en Afrique subsaharienne. Son retour dans nos contrées s’effectue, pour les individus les plus précoces, dans la première quinzaine de mars. Dès le mois d’août, commence la migration post-nuptiale qui la reconduit dans la savane africaine. Le nid est installé dans un trou d’arbre, un mur, un tas de pierres et de plus en plus fréquemment sous une toiture. Les cavités, parfois agrémentées de plumes et de quelques brins de laine, sont souvent signalées par les déjections nauséabondes des poussins qui éloignent les prédateurs. La ponte est constituée de 5 à 8 œufs de couleur gris-blanc déposés d’avril à juin et couvés par la femelle seule, ravitaillée par le mâle. Les poussins qui possèdent un long duvet blanc s’envolent au bout de 3 ou 4 semaines.

Conseils pour l’observation, orientations de recherche

La Huppe est observable au cours de la période estivale. On peut facilement repérer sa présence grâce à son chant caractéristique. On l’observe la plupart du temps en milieu ouvert au sol, à la recherche de nourriture, déployant sa huppe, ou dans son vol caractéristique à faible hauteur.

Menaces et conservation

Bien que l’espèce soit stable à l’échelle européenne, plusieurs populations souffrent d’un déclin des effectifs depuis la fin du 20ème siècle. L’arrachage des haies, l’uniformisation des cultures, l’éradication systématique des arbres morts et des bandes herbeuses autour des champs ou encore l’usage des pesticides décimant les populations d’insectes, sont les principaux facteurs à l’origine de la raréfaction de la Huppe. Toutefois la France paraît être encore l’un des pays européens les plus attractifs pour cet oiseau qui semble, contrairement à d’autres espèces, assez bien s’adapter aux conséquences du « réchauffement climatique

Fiche rédigée par Caroline REIS - Octobre 2016

« J’ai trouvé un oiseau blessé. »
La première chose à faire et de garder son calme et de le couvrir avec une couverture, une veste, un tissu, … afin de l’immobiliser sans risque. Ensuite, déposez-le dans un carton (pas de cage !) préalablement percé de petites aérations et adapté à sa taille (ni trop grand, ni trop petit), que vous placerez dans un endroit calme et tempéré. Pour finir, contactez rapidement le centre de sauvegarde de la faune sauvage ou l’association naturaliste le plus proche afin d’obtenir des conseils sur les modalités de transport. RAPPELONS que le transport d’espèces sauvages pour toute autre situation que celle-ci est interdit. Et leur conservation chez soi l’est tout autant, même pour quelques jours. L’objectif d’une telle intervention étant de relâcher le plus rapidement possible l’animal dans son milieu.

« J’ai trouvé un oisillon tombé du nid. »
Si l’oisillon est en duvet ou peu emplumé, que son nid est intact et que vous y avez accès, vous pouvez le remettre à l’intérieur. Les oiseaux ayant un odorat beaucoup moins développé que les mammifères par exemple, le fait de toucher le jeune n’aura pas d’impact sur le retour des parents. Si l’oisillon est bien emplumé et qu’il sautille au sol c’est qu’il est presque volant. Dans ce cas vous pouvez simplement le placer en hauteur (branche, haie, …) afin de le mettre à l’abri d’éventuels dangers (chats, routes, …).

« Un oiseaux s’est cogné dans ma baie vitrée. »
Les grandes surfaces vitrées sont en effet de véritables pièges pour les oiseaux qui peuvent les heurter en plein vol. Dans la plupart des cas l’oiseau vit encore, il est juste un peu sonné. Dans une telle situation ramassez la petite victime, déposez-la dans une boîte ou un carton (adapté à la taille de l’oiseau, ni trop grand ni trop petit) muni de trou d’aération et laissez-le reprendre ses esprits dans un endroit calme pendant une petite heure. Dès qu’il aura repris connaissance, relâchez-le à l’extérieur (et loin des vitres !). S’il ne repart pas de lui-même, vous pouvez consulter un centre de soin et de sauvegarde de la faune sauvage. Afin d’éviter ce genre d’événements vous pouvez simplement poser des rideaux, des stores ou encore des stickers qui atténueront la transparence ou l’effet miroir de vos vitres. Pour plus de conseils et de renseignements, vous pouvez contacter l’association par téléphone 0967038407 / 0534319790 ou à l’adresse suivante mediationfaune@naturemp.org

« Je souhaite accueillir les oiseaux dans mon jardin. »
Les jardins (et certains balcons ou terrasses) sont, à petite échelle, de véritables écosystèmes regorgeant d’une formidable biodiversité. Si vous souhaitez y accueillir davantage d’espèces d’oiseaux, vous pouvez très facilement, et à moindre frais, leur offrir le gîte en installant des nichoirs. Ce genre d’aménagements permettra aux oiseaux d’une part de trouver facilement des endroits favorables pour nicher et d’autre part pour vous de faire de très belles observations… et pourquoi pas des photographies ! Enfin les oiseaux sont de formidables auxiliaires qui consomment naturellement insectes et autres invertébrés et évitent ainsi l’utilisation de pesticides et autres produits phytosanitaires. C’est donnant donnant !

« Que puis-je donner à manger aux oiseaux ? »

Premier principe : pas de nourrissage l’été ! Un nourrissage abusif pourrait en effet entraîner des changements de comportements néfastes à l’oiseau et/ou favoriser la propagation de maladies. En hiver, il ne faut pas perdre de vue que les oiseaux ne comptent pas sur vous pour les nourrir. Il est cependant possible de leur donner un petit coup de pouce, en janvier et février, quand il fait vraiment froid et que les ressources se raréfient. Pour cela on privilégie les graines (le tournesol étant une valeur sûre !), les fruits, éventuellement des « pâtés » pour insectivores ou des boules de graisse (tout cela se trouvant facilement dans le commerce) et on évite pain, lait et restes de table salés, très nocifs pour l’organisme de l’oiseau. Le mieux étant de disposer le tout dans une mangeoire, inaccessible aux prédateurs. Pensez aussi, en période de gel, à maintenir dégagés des points d’eau.

Pour plus d’informations et de conseils sur la pose de nichoirs n’hésitez pas à consulter http://www.naturemp.org/Accueillir-…

(Conseils rédigés par Charlotte BRESSON)

Références

Migraction.net DEJONGHE, 2006. Oiseaux passion SINGER, 2008. Quel est donc cet oiseau ? SVENSSON L. et al., 2015. Le guide ornitho. Delachaux et Niestlé. FREMAUX S. et al., 2012. Atlas des oiseaux nicheurs de Midi-Pyrénées. Nature Midi-Pyrénées, Delachaux et Niestlé, p. 511.


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