Lapin de garenne

Oryctolagus cuniculus

Nom commun : Lapin de garenne
Nom latin : Oryctolagus cuniculus (Linnée, 1758)
Famille : Leporidae – Ordre des Lagomorphes
Période d’activité / d’observation : : plutôt crépusculaire, actif toute l’année
Statut réglementaire:espèce chassable © / Quasi menacé (NT) aux niveaux mondial et français.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Lapin de garenne présente un pelage de couleur beige sur le dos et blanc sur le ventre, avec une variabilité possible suivant les individus. La queue est brun-noir sur le dessus et plutôt blanche dessus. Il pèse de 1,2 à 2 kg pour 35 à 45 cm de long et ses oreilles mesurent de 6 à 8cm (nettement plus petites que celles du Lièvre d’Europe). Les mâles et les femelles sont semblables (pas de dimorphisme sexuel).

Habitat et écologie

Le Lapin de garenne peut s’installer dans presque tous les milieux en densité parfois élevée étant donné la faible surface de son domaine vital (jusqu’à 1 hectare pour une colonie). Les domaines vitaux des différents individus peuvent en outre se recouvrir. Evoluant de préférence en milieu ouvert, les individus d’une même colonie marquent leur territoire en formant des latrines (ou « pétouillers ») dans lesquelles ils déposent leurs crottes. Les grands massifs forestiers, les zones de monocultures intensives et les hautes altitudes limitent son extension puisque ces milieux présentent une disponibilité moindre en sols meubles, et sont enneigés plus souvent pour les zones montagneuses. Le Lapin de garenne peut en effet utiliser des fissures pour faire son nid mais il creuse généralement ses propres terriers ou plutôt ses « rabouillères », dans lesquels la femelle dépose ses petits. C’est à cette période de la reproduction, dans les garennes, que les individus se structurent en un groupe hiérarchisé avec un mâle et une femelle dominants. La gestation débute en janvier mais le pic de gestation est atteint généralement en avril ou juin, pour une durée de 30 jours. Elle se termine par la mise-bas de 4 à 5 petits et selon le rang social et la santé des femelles, il peut y avoir 1-2 à 4-5 portées par an. Cependant la mortalité est assez élevée (30 à 80%) chez les petits d’avant 3 mois, due à la prédation, aux inondations, aux travaux agricoles, etc. Les adultes peuvent vivre jusqu’à 2-3 ans. L’espèce est herbivore avec une certaine préférence pour les graminées, les légumineuses et les écorces de fruitiers en hiver. Les plantes très aromatiques, à épines, avec des poils urticants sont cependant évitées.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Lapin de garenne est présent des deux côtés de la frontière franco-espagnole et occupe l’ensemble de la région (sauf en altitude), mais pas tout l’espace (attention à la lecture de la carte de répartition). Il peut être présent presque partout mais en densités très variables. Le Lapin de garenne reste toutefois moins présent dans la forêt landaise, dans les vignobles Bordelais ou la plaine du Lauragais. Il a également disparu de nombreux milieux du piémont ariègeois, haut-garonnais et haut-pyrénéen, suite à la modification des habitats.

Menaces

Considérée comme le premier gibier de France, le Lapin de garenne a subi de nombreuses pratiques cynégétiques. Les pratiques de la chasse, dans un premier temps orientées pour lutter contre l’espèce est maintenant tournée vers la conservation de l’espèce suite au déclin des populations. Ce déclin résulte de plusieurs facteurs, dont l’impact négatif de la myxomatose (maladie virale), la modification des milieux, le développement des cultures céréalières intensives, la destruction des haies et des murets, les infrastructures routières… L’espèce est toujours chassée dans la région, avec des variations de période et de prélèvements suivant les départements.

Fiche rédigée par Julien Albert et Hélène Dupuy - mars 2016

Cartographie


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