Chardonneret élégant

Carduelis carduelis

  • Nom commun : Chardonneret élégant
  • Nom latin : Carduelis carduelis
  • Famille : Fringillidés
  • Période d’activité / d’observation : sédentaire et migrateur partiel, observable toute l’année
  • Statut réglementaire : protégé, préoccupation mineure sur les listes rouges nationale et mondiale

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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12 à 14 cm de long, une quinzaine de grammes, il est élégant ce chardonneret avec son dos châtain, sa poitrine crème virant au blanc au milieu, son masque rouge et ses ailes noires avec une large bande jaune et de petites taches blanches aux extrémités des rémiges. Sa tête est caractéristique avec les joues et le cou blancs, le dessus et la nuque noire et le masque rouge de la face d’où émerge un bec conique long et pointu, blanc rosé avec le bout sombre. Le juvénile, comme bien souvent chez les oiseaux, n’a pas encore cette parure, n’arborant qu’une cagoule gris et blanc.

Habitat et écologie

Le Chardonneret fréquente les espaces ouverts, les régions cultivées et arborées, parcs, jardins, vergers lisières de forêt où il se nourrit notamment de graines diverses (dont celles des chardons !), de plantes composées, de semences d’arbres et en partie d’insectes (beaucoup utilisés, comme chez d’autres espèces, pour l’élevage des jeunes, conférant des apports nutritionnels plus importants).

Dans un arbre en bout de branche la femelle construit un nid très élaboré fait d’herbes de racines, tissé de crins et de fils qu’elle garnit de laine et de duvet et qu’elle camoufle avec des mousses. Elle y dépose 4 à 5 œufs qu’elle couve pendant 2 semaines, ravitaillée par le mâle. Les deux parents élèvent les jeunes qui quittent le nid au bout de 2 semaines.

Après la nidification le Chardonneret se regroupe en bandes se joignant dans les champs à d’autres fringilles (Pinsons, Verdiers d’Europe).

Répartition en Midi-Pyrénées

Commun, le Chardonneret élégant est présent partout en Europe. En Midi-Pyrénées, l’espèce se rencontre presque partout excepté en zone d’altitude au-delà de 1500m. Il fréquente sans hésitation les parcs urbains comme les zones cultivées. Ce granivore est un visiteur régulier des mangeoires hivernales.

Menaces

Intensification, agricole, étalement urbain, usage des pesticide… autant de menaces qui planent sur bien des espèces communes, grignotant petit à petit leurs territoires même si aujourd’hui encore le Chardonneret élégant demeure bien répandu.

Par ailleurs, son élégance en fait un oiseau de volière très prisé et parfois braconné (mais souvent issus de pays voisins).

Texte et photos Danielle et René Peltier

« J’ai trouvé un oiseau blessé. »
La première chose à faire et de garder son calme et de le couvrir avec une couverture, une veste, un tissu, … afin de l’immobiliser sans risque. Ensuite, déposez-le dans un carton (pas de cage !) préalablement percé de petites aérations et adapté à sa taille (ni trop grand, ni trop petit), que vous placerez dans un endroit calme et tempéré. Pour finir, contactez rapidement le centre de sauvegarde de la faune sauvage ou l’association naturaliste le plus proche afin d’obtenir des conseils sur les modalités de transport. RAPPELONS que le transport d’espèces sauvages pour toute autre situation que celle-ci est interdit. Et leur conservation chez soi l’est tout autant, même pour quelques jours. L’objectif d’une telle intervention étant de relâcher le plus rapidement possible l’animal dans son milieu.

« J’ai trouvé un oisillon tombé du nid. »
Si l’oisillon est en duvet ou peu emplumé, que son nid est intact et que vous y avez accès, vous pouvez le remettre à l’intérieur. Les oiseaux ayant un odorat beaucoup moins développé que les mammifères par exemple, le fait de toucher le jeune n’aura pas d’impact sur le retour des parents. Si l’oisillon est bien emplumé et qu’il sautille au sol c’est qu’il est presque volant. Dans ce cas vous pouvez simplement le placer en hauteur (branche, haie, …) afin de le mettre à l’abri d’éventuels dangers (chats, routes, …).

« Un oiseaux s’est cogné dans ma baie vitrée. »
Les grandes surfaces vitrées sont en effet de véritables pièges pour les oiseaux qui peuvent les heurter en plein vol. Dans la plupart des cas l’oiseau vit encore, il est juste un peu sonné. Dans une telle situation ramassez la petite victime, déposez-la dans une boîte ou un carton (adapté à la taille de l’oiseau, ni trop grand ni trop petit) muni de trou d’aération et laissez-le reprendre ses esprits dans un endroit calme pendant une petite heure. Dès qu’il aura repris connaissance, relâchez-le à l’extérieur (et loin des vitres !). S’il ne repart pas de lui-même, vous pouvez consulter un centre de soin et de sauvegarde de la faune sauvage. Afin d’éviter ce genre d’événements vous pouvez simplement poser des rideaux, des stores ou encore des stickers qui atténueront la transparence ou l’effet miroir de vos vitres. Pour plus de conseils et de renseignements, vous pouvez contacter l’association par téléphone 0967038407 / 0534319790 ou à l’adresse suivante mediationfaune@naturemp.org

« Je souhaite accueillir les oiseaux dans mon jardin. »

Les jardins (et certains balcons ou terrasses) sont, à petite échelle, de véritables écosystèmes regorgeant d’une formidable biodiversité. Si vous souhaitez y accueillir davantage d’espèces d’oiseaux, vous pouvez très facilement, et à moindre frais, leur offrir le gîte en installant des nichoirs. Ce genre d’aménagements permettra aux oiseaux d’une part de trouver facilement des endroits favorables pour nicher et d’autre part pour vous de faire de très belles observations… et pourquoi pas des photographies ! Enfin les oiseaux sont de formidables auxiliaires qui consomment naturellement insectes et autres invertébrés et évitent ainsi l’utilisation de pesticides et autres produits phytosanitaires. C’est donnant donnant !
Pour plus d’informations et de conseils sur la pose de nichoirs n’hésitez pas à consulter notre page dédiée.

« Que puis-je donner à manger aux oiseaux ? »
Premier principe : pas de nourrissage l’été ! Un nourrissage abusif pourrait en effet entraîner des changements de comportements néfastes à l’oiseau et/ou favoriser la propagation de maladies. En hiver, il ne faut pas perdre de vue que les oiseaux ne comptent pas sur vous pour les nourrir. Il est cependant possible de leur donner un petit coup de pouce, en janvier et février, quand il fait vraiment froid et que les ressources se raréfient. Pour cela on privilégie les graines (le tournesol étant une valeur sûre !), les fruits, éventuellement des « pâtés » pour insectivores ou des boules de graisse (tout cela se trouvant facilement dans le commerce) et on évite pain, lait et restes de table salés, très nocifs pour l’organisme de l’oiseau. Le mieux étant de disposer le tout dans une mangeoire, inaccessible aux prédateurs. Pensez aussi, en période de gel, à maintenir dégagés des points d’eau.
Pour plus d’informations et de conseils sur le nourrissage de oiseaux et la pose de mangeoires n’hésitez pas à consulter notre page dédiée.

(Conseils rédigés par Charlotte BRESSON)


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