Lérot

Eliomys quercinus

Nom commun : Lérot

Nom latin : Eliomys quercinus (Linnaeus, 1766)
Famille : Gliridés – ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : principalement nocturne, actif d’avril à octobre (hiberne de la fin octobre à la fin mars).
Statut réglementaire : préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge France.

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

De taille intermédiaire entre le mulot/campagnol et la rat, il possède une queue presque aussi longue que son corps : 10 à 17 cm pour la longueur tête et corps, 9 à 15 cm pour la queue. De couleur gris-brun roussâtre sur le dos, et blanc sur le ventre et les pattes, il se reconnait facilement à son masque noir autour des yeux, se prolongeant jusqu’en arrière des oreilles. Sa queue velue est bicolore, noire dessus et blanche dessous, avec un plumeau terminal noir et blanc.

Il est capable d’autotomie : à la manière des lézards, sa queue fragile peut se détacher si capturé. A la différence des lézards, celle-ci ne repousse pas une fois coupée.

Habitat et écologie

Il est souvent associé aux milieux anthropiques : habitations, greniers ou jardins. On le retrouve également dans les milieux rocailleux, d’où sa présence dans les pelouses sèches du Quercy ou sur les pentes des Pyrénées. Il est moins arboricole que son cousin le loir gris. De mœurs plutôt nocturnes, on peut l’observer au crépuscule quittant son gîte, et dévalant agilement les murs des habitations.

Espèce hibernante, il entre en complète léthargie durant cette période (il peut y entrer dès que la température tombe à 10 °C, se réveillant lorsqu’elle atteint 15 °C). Le nid, de forme sphérique, se compose d’élément végétaux, poils et plumes, et se situe dans une cavité ou un buisson. La période de reproduction arrive un peu avant l’été. Les femelles donnent naissance de 4 à 5 petits en moyenne, après 3 semaines de gestation. Le sevrage intervient à un mois, et la maturité sexuelle est atteinte au printemps suivant. Son espérance de vie est aux alentours de 5 ans.

Amateur de fruits, il consomme néanmoins majoritairement des invertébrés (insectes, escargots…). Les petits vertébrés (musaraignes, rongeurs, oisillons…) et les œufs complètent le menu. Il lui arrive également de consommer bourgeons et graines, voire des déchets alimentaires. Ses principaux prédateurs sont les rapaces nocturnes (chouettes et hiboux).

Répartition en Midi-Pyrénées

Réparti plutôt uniformément sur toute la région, on le retrouve du cœur de l’agglomération toulousaine jusque dans le massif pyrénéen, à plus de 2 000 m.

Menaces

Le chat domestique est la principale menace pesant sur l’espèce. Autre menace, l’utilisation de rodenticides (anti-rongeurs), qui non seulement l’impacte lui, mais peut aussi impacter ses prédateurs (dont nos chats !).

Fiche rédigée par par Julien Albert et Benjamin Piccinini - Septembre 2017

Quel est ce bruit que j’entends la nuit dans mon grenier ?

Il s’agit souvent d’un rongeur (loir, lérot ou encore écureuil) ou d’une fouine, qui s’installe volontiers dans les bâtiments et peut occasionner des dégâts dans l’isolation. Si le dérangement devient trop important, il faut repérer les ouvertures par lesquelles les animaux passent, attendre qu’ils soient sortis puis reboucher les ouvertures. Attention, cette opération est à réaliser à l’automne, une fois que les jeunes sont indépendants et ont quitté les lieux, et après avoir installé un gîte artificiel (par exemple, de type nichoir à oiseau) plus loin dans le jardin. Pour prévenir leur installation, il est également possible d’élaguer toutes les branches à proximité du toit, de barrer tout accès aux combles et au cellier et d’enfermer hermétiquement la nourriture. Quel que soit l’animal en question, le poison est à proscrire en raison de son impact désastreux sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Cartographie