Loir gris

Nom commun : Loir gris

Nom latin : Glis glis (Linnaeus, 1766)
Famille : Gliridés – ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : période d’activité entrecoupée par des périodes d’hibernation et des périodes d’estivation tout au long de l’année, suivant les conditions météo.
Statut réglementaire : préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge France.

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

De taille intermédiaire entre le mulot/campagnol et la rat, il possède une queue presque aussi longue que son corps : 13 à 19 cm pour la longueur tête et corps, 11 à 15 cm pour la queue. De coloration gris à gris-brun, il présente un ventre blanc. On peut distinguer une bande plus foncée sur l’extérieur des pattes, le dos, et autour de ses gros yeux. Il est aussi caractérisé par une queue longue et fournie, un peu semblable à l’écureuil roux.

Habitat et écologie

Essentiellement arboricole, on le retrouve dans le houppier des arbres, lui offrant cachette et garde-manger. Outre les milieux forestiers, on peut le retrouver dans les parcs, jardins, vergers, ou même les bâtiments. Il peut également occuper des milieux plus rupestres, comme des grottes, se servant des fissures pour vivre et y faire son nid.

Le sommeil hivernal intervient lorsque la température tombe sous les 5 °C, et peut être entrecoupé de réveils spontanés, durant lesquels il peut partir en quête de nourriture, et changer de quartier. En été, il n’est pas rare qu’il entre en torpeur, pour se préserver lors de périodes de fortes chaleurs. La reproduction de cette espèce est très dépendante de la ressource alimentaire : il peut arriver certaines années que les femelles ne se reproduisent pas, car n’ayant pas atteint un certain poids. En temps normal, chaque femelle met bas 4 à 6 petits.

Son régime alimentaire évolue au fil des saisons : feuilles, bourgeons, insectes, fruits en été, il se régale de fruits secs (noisettes, glands, faines…) en automne, en engraissant pour passer l’hiver. Comme son cousin le lérot, il est principalement prédaté par les rapaces nocturnes.

Répartition en Midi-Pyrénées

Par sa nature très discrète, il est difficile d’établir avec exactitude son aire de répartition, mais on suppose qu’il est présent sur toute la région. Il est commun dans le massif pyrénéen, le piémont, et sur les contreforts du Massif Central. En plaine, la densité d’individus décroît avec la diminution de la surface forestière.

Menaces

L’altération de son habitat naturel est la principale menace pesant sur le loir gris : déforestation, intensification de l’agriculture, fragmentation de l’habitat…

Fiche rédigée par par Julien Albert et Benjamin Piccinini - Septembre 2017

Quel est ce bruit que j’entends la nuit dans mon grenier ?

Il s’agit souvent d’un rongeur (loir, lérot ou encore écureuil) ou d’une fouine, qui s’installe volontiers dans les bâtiments et peut occasionner des dégâts dans l’isolation. Si le dérangement devient trop important, il faut repérer les ouvertures par lesquelles les animaux passent, attendre qu’ils soient sortis puis reboucher les ouvertures. Attention, cette opération est à réaliser à l’automne, une fois que les jeunes sont indépendants et ont quitté les lieux, et après avoir installé un gîte artificiel (par exemple, de type nichoir à oiseau) plus loin dans le jardin. Pour prévenir leur installation, il est également possible d’élaguer toutes les branches à proximité du toit, de barrer tout accès aux combles et au cellier et d’enfermer hermétiquement la nourriture. Quel que soit l’animal en question, le poison est à proscrire en raison de son impact désastreux sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Cartographie