Loriot d’Europe

Oriolus oriolus

  • Nom commun : Loriot d’Europe
  • Nom latin : Oriolus oriolus
  • Famille : Oriolidés
  • Période d’activité / d’observation : migrateur présent de mi-avril à septembre
  • Statut réglementaire : protégé

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Le Loriot d’Europe est un peu "l’Arlésienne" du monde aviaire : on entend souvent son chant fluté, on ne le voit jamais ou presque ! C’est dommage car c’est très bel oiseau, de la taille d’un merle, long de 22 à 25 cm pour à peine centaine de grammes. Le mâle ne peut être confondu, jaune vif avec les ailes noires, il a des allures d’oiseau exotique. La femelle et les jeunes sont plus ternes d’un vert olive avec le dessous blanc sale strié. Certaines femelles adultes peuvent toutefois devenir plus jaunes et difficiles à différencier des mâles.

Le chant caractéristique de l’espèce est un sifflement flûté sur 3 ou 4 notes « didelio » parfois entrecoupé d’un craillement de corvidé rappelant le geai des chênes et nettement moins mélodieux.

Habitat et écologie

Le Loriot d’Europe revient de ses quartiers d’hiver vers la mi avril après la pousse des feuilles, annonçant son arrivée de son sifflement caractéristique (attention toutefois, l’Etourneau sansonnet s’est fait une spécialité de l’imiter de façon très efficace !). Il s’installe dans les hauteurs des feuillages où il fait un nid, sorte de hamac accroché à une fourche, loin du tronc, d’une branche haute. Le nid est refait chaque année. Après les parades il devient très discret et il ne se fait alors remarquer que comme une flèche jaune reliant une cime à l’autre d’un vol ondulé.

La femelle pond 3 à 4 œufs qu’elle couve pendant 14 à 15 jours. Elle abandonne ses œufs, que le mâle surveille alors mais ne couve pas, de courts instants pour se nourrir elle même. Les jeunes sont nourris par les 2 parents et quittent le nid au bout de 16 à 17 jours.

Le loriot se nourrit de baies et même de fruits, cerises en particulier mais surtout d’insectes qu’il peut attraper en vol. Pendant l’élevage des jeunes, bruyants, les oiseaux sont un peu plus facilement observables. Le Loriot d’Europe entame la migration postnuptiale durant la deuxième quinzaine d’aout pour rejoindre ses quartiers d’hiver en Afrique orientale.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Loriot d’Europe est largement présent en Midi-Pyrénées sur les zones de basse altitude où il fréquente particulièrement les bois de superficie moyenne, les ripisylves les parcs et les peupleraies. Le vieillissement de certains boisements de plaine lui a été favorable. Il monte peu en altitude, n’excédant pas 960 m. Très bien représenté malgré une difficulté réelle d’observation, le Loriot d’Europe compte parmi les espèces de base de l’avifaune régionale.

Menaces

La population de Loriot d’Europe n’apparaît pas menacée et semble stable à l’échelle nationale. Les fluctuations annuelles, régulières, ne trouvent pas toujours d’explication même si l’impact des conditions météorologiques sur le succès de reproduction est certainement une entrée possible. A l’échelle régionale, la dynamique semble similaire. Les principales menaces qui pèsent sur l’espèce viennent de la dégradation possible de son habitat : rajeunissement des forêts, diminution des bocages, altération des ripisylves ainsi que de l’usage abusif de pesticides.

Rédaction et photos Danielle et René Peltier