Martinet pâle

Nom commun : Martinet pâle
Nom latin : Apus pallidus
Famille : Apodidés
Période d’activité / d’observation : Début avril à fin octobre
Statut réglementaire : Protection nationale, LC (Liste rouge France)

Descriptif et particularités

Tout comme son cousin le martinet noir, nettement plus commun, le martinet pâle est « taillé » pour le vol. Sa silhouette en faucille typique et son plumage sombre sont caractéristique. Il est lui aussi incapable de se poser au sol ou sur une branche. L’essentiel de la population nationale se rencontre sur le pourtour méditerranéen et en Corse. Il demeure difficile à distinguer du martinet noir même pour des ornithologues expérimentés. De bonnes conditions d’observation sont donc nécessaires pour bien cibler les critères dont une coloration plus marron clair et un plumage ventral à l’aspect « écailleux » ainsi qu’une silhouette globalement plus massive. Le cri typique du martinet pâle est nettement plus dissyllabique que celui du martinet noir.

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Martinet pâle
(Apus pallidus)
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Martinet pâle
(Apus pallidus)

Habitat et écologie

Tout comme le martinet noir, le martinet pâle trouve dans le bâti humain des sites de nidification favorables largement utilisés en France continentale comme en Corse. La nidification en zones rupestre est également encore bien présente notamment sur les côtes rocheuses. La proximité de l’eau semble jouer un rôle important dans l’implantation d’une colonie. Migrateur, il arrive en Midi-Pyrénées généralement tout début avril pour ne partir que longtemps après les martinets noirs, au mois d’octobre, voire novembre. La présence plus longue de l’espèce permet notamment une seconde ponte et des juvéniles sont encore au nid fin septembre. Il se nourrit du « plancton aérien » capturé à toute vitesse à haute altitude comme au ras de l’eau.

Répartition en Midi-Pyrénées

Très localisée en France (environ 2000 couples), l’espèce est très rare en Midi-Pyrénées où la seule colonie encore active se situe à Toulouse. Elle est connue depuis les années 60. La colonie albigeoise n’a pas été retrouvée après 1992, de même pour d’autres secteurs de la région où la nidification pouvait être suspectée. Unique en Midi-Pyrénées, la colonie toulousaine l’est aussi à l’échelle nationale puisqu’il s’agit à ce jour de la seule colonie connue présente autant à l’intérieur du continent . Hors littoral méditerranéen, une petite colonie est également connue à Biarritz (64).

Menaces

C’est un insectivore strict tout comme les hirondelles (qui ne sont cependant pas du tout de la même famille !) et il subit donc les atteintes portées à ses proies à travers les pesticides notamment. Ces problématiques sont sans doute aussi vraies sur les sites d’hivernage. En Midi-Pyrénées, la situation intra-urbaine de la colonie engendre des menaces particulières liées au développement de la ville et à la gestion du patrimoine bâti. Toutefois, la colonie fait l’objet d’un suivi annuel, d’une veille et d’une protection assidue de la part des bénévoles du groupe ornithologique de l’association. En lien avec divers acteurs du site (gestionnaires, ville de Toulouse), les ornithologues de l’association travaillent donc activement à une meilleure connaissance de l’espèce et à sa protection en Midi-Pyrénées.

Fiche rédigée par Jean Ramière