Milan noir

Milvus migrans

  • Nom commun : Milan noir
  • Nom latin : Milvus migrans
  • Famille : Accipitridés
  • Période d’activité / d’observation : de mars à septembre ; très rares cas d’hivernages signalés, notamment en Midi-Pyrénées
  • Statut réglementaire : espèce protégée sur tout le territoire français

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Taille : 48 – 58 cm. Envergure : 130 – 155 cm. Un peu plus grand que la Buse variable, le Milan noir semble en vol plus massif que le Milan royal dont il se distingue par son apparence uniformément sombre, peu ou pas de taches sous-alaires et surtout une queue brune à peine échancrée et la plupart du temps à bouts droits. Dans notre région, le seul véritable risque de confusion qui puisse exister est avec la forme sombre de l’Aigle botté, une espèce moins fréquente, dont le vol est nettement plus énergique et plus rapide que celui du milan.

Habitat et écologie

Début mars, les premiers couples de milans noirs reviennent d’Afrique et réoccupent les nids disponibles, entrant parfois en concurrence avec les milans royaux restés sur place pendant l’hiver. Ils choisissent des emplacements sur des grands arbres situés souvent au voisinage de l’eau, bords de lacs ou de rivières, qu’ils survolent en quête de poissons morts ou autres cadavres. Ils peuvent aussi rechercher insectes et rongeurs dans les champs et on les trouve parfois en grand nombre dans les décharges à ciel ouvert qui les attirent tout particulièrement, offrant une concentration importante de proies potentielles et de restes à consommer.

Dès la fin du mois de juillet, la reproduction terminée, la migration vers l’Espagne et l’Afrique subsaharienne commence. Elle se poursuit tout au long du mois d’août, donnant lieu à de spectaculaires concentrations d’oiseaux dans le ciel, dérivant vers le sud au gré des ascendances thermiques estivales.

Répartition en Midi-Pyrénées

Espèce largement répandue dans le monde, le Milan noir se rencontre sur différents continents (sous-espèces variables) à l’inverse du Milan royal qui est un endémique du Paléarctique occidental.

Les observations du Milan noir matérialisent de façon évidente son attirance pour les zones humides. Même s’il existe des exceptions, la majorité des oiseaux choisissent de s’installer à proximité des cours d’eau, à condition d’y trouver les grands arbres indispensables pour l’édification du nid. En Midi-Pyrénées, la vallée de la Garonne est un très bon exemple, et tout particulièrement la ripisylve au voisinage de la métropole toulousaine qu’il visite d’ailleurs régulièrement, n’hésitant pas à explorer les zones du cœur urbain entre les immeubles et les maisons ! En période de reproduction, le Milan noir est l’un des rapaces les plus communs de la région et peut être celui qui est le plus facilement observé. On le trouve en milieu agricole mais aussi urbain dans tous les départements, à l’exception de l’Aveyron qui semble nettement moins fréquenté.

Menaces

Si le Milan noir a eu tout à craindre dans l’histoire de la part de ses hôtes européens, il a pu profiter de la protection des rapaces et a su s’adapter aux activités humaines. Les effectifs régionaux apparaissent stables, peut-être parce qu’il ne s’éternise guère sous nos cieux ? Localement des problématiques telles l’empoisonnement ou la collision avec des câbles, sont responsables de mortalités occasionnelles. S’il sait exploiter le milieu urbain pour ses chasses, le Milan noir a toutefois besoin de secteurs de nidification préservés, notamment de ripisylves offrant des grands ligneux.

Fiche rédigée par J. Bertrand Mourembles

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