Milan royal

Milvus milvus

  • Nom commun : Milan royal
  • Nom latin : Milvus milvus
  • Famille : Accipitridés
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année sur le piémont pyrénéen et l’Aveyron ; observable jusqu’en plaine en migration et hivernage
  • Statut réglementaire : espèce menacée (liste rouge UICN) et protégée sur tout le territoire français

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Taille : 61 – 72 cm. Envergure : 145 – 165 cm. Une tête gris pâle rayée de filets noirs, un corps brun roux parsemé de taches sombres, des marques sous-alaires blanches bien visibles et une longue queue orangée profondément échancrée et très mobile permettent de reconnaître facilement cet élégant rapace. Le Milan royal est un peu plus grand que le milan noir, son proche parent qui apparait également moins gracieux en vol.

Habitat et écologie

Moins attaché au milieu aquatique que le Milan noir, le Milan royal affectionne les paysages vallonnés où alternent le bocage et les zones d’élevage qu’il survole en exploitant les thermiques, régulièrement et longuement chaque jour, à la recherche des micromammifères, insectes ou lombrics dont il fait son quotidien. Ne dédaignant pas les charognes, il partage aussi avec le Milan noir une attirance assez marquée pour les dépôts d’ordures !

Au mois de mars, les couples sédentaires retrouvent leur nid généralement installé en lisière de bois, assez haut (15 à 25 m) sur un grand chêne ou, occasionnellement, un peuplier ou un pin. Ces nids, assez volumineux, sont souvent reconnaissables aux morceaux de plastiques ou autres objets hétéroclites dont les décorent leurs propriétaires ! La ponte (2 à 3 œufs) et la couvaison (mars-avril), puis l’élevage des jeunes occupent les couples jusqu’à la mi-juillet.

Fin novembre, de nombreux milans royaux d’Allemagne et de Suisse viennent grossir de manière conséquente les effectifs présents en Midi-Pyrénées. Les oiseaux, dispersés et solitaires le jour dans leur quête de nourriture, se rassemblent au crépuscule dans des zones boisées où ils passent la nuit en formant des dortoirs hivernaux qui comptent alors plusieurs dizaines voire, pour quelques-uns, plusieurs centaines d’individus. D’autres migrateurs nordiques transitent à l’automne et au printemps par notre région entre leurs territoires d’origine et l’Espagne ou l’Afrique du Nord où ils ont décidé de passer l’hiver.

Répartition en Midi-Pyrénées

Dans notre région, le Milan royal est présent tout au long de l’année sur les hauteurs du Tarn et de l’Aveyron et sur le piémont pyrénéen où, contrairement au Milan noir, il remonte dans les vallées et même sur les sommets, car c’est un voilier incomparable qui n’a aucune peine à franchir la barrière pyrénéenne, y compris dans sa partie centrale, en compagnie des vautours et autres gypaètes. On retrouve d’ailleurs maintenant sur le versant français de plus en plus de milans royaux marqués en Espagne. Les mouvements migratoires conduisent des individus jusqu’en plaine dès l’automne et il n’est pas rare d’observer lors des passages pré et postnuptiaux des milans royaux survolant les grandes villes.

Menaces

La destruction des milieux ruraux, les dérangements, les empoisonnements, tirs, fermetures progressives des décharges, sont autant de causes d’un effondrement des populations au niveau national et européen. Le milan royal a fait l’objet de 2003 à 2007 d’un Plan National de Restauration avec un suivi de la reproduction des populations nicheuses du Jura, d’Auvergne et des Pyrénées qui doit être reconduit afin d’enrayer le déclin préoccupant des effectifs de cet oiseau dont l’aire de répartition, rappelons-le, est essentiellement européenne.

Fiche rédigée par J. Bertrand Mourembles