Mulot à collier

Apodemus flavicollis

Nom commun : Le Mulot à collier
Nom latin : Apodemus flavicollis (Melchior, 1834)
Famille : Muridae - ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : animal nocturne et crépusculaire, non hibernant
Statut réglementaire:Préoccupation mineure (LC) au niveau français
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Risque de confusion
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Mulot à collier se distingue des souris par ses oreilles proéminentes, ses yeux saillants et ses pattes postérieures plus grandes. Son pelage est de couleur brun-roux sur le dos et blanc sur le ventre (la démarcation est nette sur les flancs). Il a une tâche ocre sur la poitrine, plus ou moins prononcée et qui peut former un collier. Sa queue est poilue et l’animal peut volontairement en rompre une partie en cas de capture (capacité d’autotomie, comme les lézards). Il mesure de 8,1 à 12 cm (tête + corps) avec une queue de 8,6 à 12 cm pour un poids de 24 à 45 g. Il est un excellent grimpeur et évolue facilement dans le feuillage des arbres. Il peut être considéré comme un bio-indicateur de la continuité forestière.

Habitat et écologie

Espèce typiquement sylvicole, le Mulot à collier est retrouvé dans tous types de forêts, conifères et feuillus. Il affectionne particulièrement les hêtraies et chênaies matures. Il semble également fréquenter les haies denses et bosquets, et entre parfois dans les constructions humaines en hiver. En montagne, il n’est pas retrouvé au-dessus de 2000 m d’altitude. L’espèce utilise les cavités naturelles, les souches, les terriers d’autres espèces ou creuse plus rarement son propre terrier pour confectionner son nid. Le Mulot à collier est principalement granivore mais il consomme aussi des invertébrés terrestre (jusqu’à 10% de son régime alimentaire). Il fait des provisions avant l’hiver. La taille du domaine vital des individus est variable et est en moyenne de 2000 m². L’espèce est peu territoriale ; les recouvrements de domaines vitaux sont fréquents. La reproduction a lieu de février à octobre avec un pic au printemps et en été. Les femelles font en général deux à trois portées par an de cinq à sept petits. La longévité maximale de l’espèce est de 24 mois. Ses prédateurs sont plus limités du fait de son habitat forestier : Genette, Chat domestique, Chouette hulotte… La prédation est la première cause de mortalité de l’espèce.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Mulot à collier est largement distribué dans la moitié nord-est de la région. Sa présence est plus ponctuelle dans la plaine centrale et est plutôt sporadique dans les Pyrénées. Cette répartition fragmentée est probablement due à l’habitat forestier de l’espèce qui le rend moins détectable et/ou à un défaut d’identification.

Menaces

Les menaces qui pèsent sur l’espèce semblent faibles, même si comme beaucoup d’autres elle est vulnérable à la fragmentation et la disparition de son habitat.

Risque de confusion

Le Mulot à collier et le Mulot sylvestre sont des espèces jumelles ; la distinction est donc délicate. La longueur de la mandibule est le meilleur critère pour les différencier (valeur discriminante = 16 mm). Pour les critères en main, le Mulot à collier est légèrement plus grand que le Mulot sylvestre et sa tâche ocre sur la poitrine est plus étendue et peut former un collier (cette tâche n’est jamais continue chez le Mulot sylvestre).

Fiche rédigée par Hélène Dupuy - mars 2016

Cartographie