Murin de Natterer

Myotis nattereri

Nom commun : Murin de Natterer
Nom latin : Myotis nattereri
Famille : Vespertilionidés– Ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observable toute l’année, hiberne en hiver
Statut réglementaire : P, DH4, LC/LC
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Murin de Natterer possède un pelage touffu et long, contrasté entre sa partie dorsale brun-gris et le ventre blanc. Contrairement aux « murins à museau sombre », le museau, les oreilles et les membranes sont brun rosâtre. Les oreilles longues et relevées comme des spatules de ski à leur extrémité et l’éperon en forme de S sont caractéristiques de cette espèce.

Habitat et écologie

Le Murin de Natterer gîte préférentiellement dans des fissures qui peuvent être de configurations très diverses. Il se trouve en été majoritairement dans les cavités arboricoles et en hiver davantage en milieux souterrains (grottes, tunnels, ouvrages d’art, fissures de bâtiments en ruine). Les territoires de chasse sont hétérogènes et diversifiés, mais cette espèce affectionne les allées forestières. Son régime alimentaire est principalement composé de Diptères et d’Arachnides qu’il capture par glanage sur feuilles.

Répartition en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, la répartition du Murin de Natterer est hétérogène, avec une présence en bordure du Massif Central et dans les Pyrénées, où il a été capturé jusqu’à 2270 mètres au port de Boucharo. On le trouve plus rarement dans la plaine de la Garonne. Cette espèce est couramment observée en gîte en hiver dans la région, mais aucune colonie de mise bas n’est connue à ce jour. Cependant, des captures de femelles allaitantes ou de juvéniles volants attestent la reproduction de l’espèce en Aveyron, Haute-Garonne, Lot, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne.

Menaces

Les gîtes de mises bas et les terrains de chasse de cette espèce étant dépendant du milieu forestier, les menaces potentielles sont globalement liées à une gestion forestière non appropriée aux exigences écologiques des chauves-souris.

Fiche rédigée par Margot Joulain et par Cathie Boléat - mars 2016

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie