Muscardin

Muscardinus avellanarius

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  • Nom commun : Muscardin
  • Nom latin : Muscardinus avellanarius
  • Famille : Gliridés
  • Période d’activité / d’observation : de mai à octobre (hors période d’hibernation), mais principalement au crépuscule et durant la nuit ; les juvéniles sont parfois actifs l’après-midi
  • Statut réglementaire : protégé sur tout le territoire national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

De la taille d’une souris, le Muscardin est le plus petit rongeur de la famille des Gliridés (loirs et lérots). Son corps mesure 6 à 9 cm et sa queue, légèrement préhensile et touffue, mesure entre 6 et 8 cm. Souvent, il est surnommé le « Rat d’or », car il possède un pelage roux doré sur les flancs et le dos (le ventre étant plus clair), à l’exception de la gorge et du menton qui sont blancs. Les juvéniles présentent un pelage plus grisâtre. Les traits marquants de la tête sont les oreilles arrondies, de proéminents yeux noirs et la présence de longues vibrisses (25 à 30 mm) qui sont utilisées comme organe tactile.

Il se déplace parfaitement d’arbre en arbre sans descendre au sol, grâce à ses pattes préhensiles. Celles-ci lui permettent de s’agripper aux petites branches, mais difficilement de grimper aux troncs lisses.

Sa queue, comme chez d’autres rongeurs, présente une zone (au tiers de sa longueur) de peau plus fragile pouvant se détacher en cas de capture (autotomie). Le Muscardin l’utilise comme gouvernail pour sauter dans les branchages.

Habitat et écologie

Ce rongeur est typiquement forestier et il évolue, essentiellement, dans les arbres et les arbustes de petite taille, avec une préférence pour les milieux assez ensoleillés, comme les haies, les lisières forestières, les clairières, les coupes forestières récentes, les taillis et broussailles mais aussi les phragmitais. Il ne fréquente pas les bâtiments.

Il construit, essentiellement, deux types de nids. Les nids d’été, qui sont utilisés en période de reproduction, ont la forme d’une boule et la taille comparable à une balle de tennis. Ils sont constitués de végétaux et de poils et amarrés aux branches d’arbres et d’arbustes. Les femelles y ont une à deux portées par an, constituées de 3 à 7 jeunes, qui s’émancipent après 6 à 8 semaines.

Les nids d’hibernation, avec des parois épaisses, sont construits sous les feuilles mortes ou entres les racines des arbres. Ils sont utilisés pendant l’hiver (d’octobre à mai). En léthargie, la température corporelle du Muscardin dépasse très légèrement les 0°C, et il ne respire que deux ou trois fois par minute.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Muscardin est rare dans le sud-ouest de la France et en Midi-Pyrénées il est considéré comme occasionnel sur les bordures du Massif Central et dans les Pyrénées. Les très rares observations ont eu lieu dans le sud de l’Aveyron et dans le Luchonnais, en Haute-Garonne.

Menaces

La principale menace qui pèse sur cette espèce est la pratique sylvicole qui induit la disparition de ses milieux favorables :

  • L’élimination des ronciers et des essences non productives en forêt (une des bases de son régime alimentaire) ;
  • Le remplacement de forêts de feuillus ou mixtes par des vastes monocultures de résineux. Le Muscardin occupe, de temps à autre, des nichoirs de passereaux cavernicoles qui lui valent parfois d’être malmené ; sa rareté n’étant pas nécessairement connue de tout le monde.
Fiche rédigée par Elsa Fernandes
Dernière mise à jour : 10/03/2014