Nigelle de France

Nom commun : Nigelle de France
Nom latin : Nigella gallica Jordan
Famille : Renonculacées
Période d’activité / d’observation : juin - septembre
Statut réglementaire : Protégée au niveau national (arrêté du 20/01/82) et inscrite sur le Livre Rouge de la flore menacée de France comme « en voie d’extinction »

Descriptif et particularités

Le nom de genre de cette plante vient du latin « nigellus », diminutif de « niger » signifiant « noir », en référence à la couleur de ses graines.

C’est une plante assez basse, ne dépassant pas les 30 cm de haut, à tige cannelée souvent ramifiée. Les fleurs sont typiques de ce genre avec 5 lobes bleu clair et des anthères apiculées. Les feuilles sont très découpées.

On la différencie de 2 espèces ressemblantes par certains critères. L’absence d’un bouquet de feuilles laciniées sous la fleur la différencie de la Nigelle de Damas (Nigella damascena) cultivée dans nos jardins et s’échappant parfois en pleine nature.

De plus, la Nigelle des champs (Nigella arvensis) possède des rameaux étalés (alors qu’ils sont dressés chez la Nigelle de France) et un fruit composé de carpelles soudés au maximum jusqu’à leur moitié (alors qu’ils sont soudés quasiment jusqu’à leur sommet chez la plante qui nous intéresse).

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Fruit
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Fleur

Habitat et écologie

Elle se rencontre dans un habitat tout à fait particulier. Cette plante ne croît en effet que dans les champs de céréales, notamment de blé. On dit que c’est une espèce « messicole » (poussant dans les moissons).

Répartition en Midi-Pyrénées

Présente également dans quelques départements du Sud-Est de la France et en Poitou-Charentes, elle est encore « bien présente » en Midi-Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Gers, Tarn-et-Garonne, Tarn et Lot). C’est surtout en Haute-Garonne que le nombre de stations est notable (on approche la trentaine).

Menaces

La grosse menace pour cette espèce est bien entendu l’intensification des pratiques agricoles, que ce soit dans les techniques de travail du sol (labour profond et précoce) ou dans l’utilisation de divers pesticides.

Encore commune il y a 50 ans, elle s’est raréfiée partout et demeure aujourd’hui très menacée.

Fiche rédigée par Mathieu Menand