Orchis lacté

Neotinea lactea (Poir.) Bateman, Pridgeon & Chase

  • Nom commun : Orchis lacté
  • Nom latin : Neotinea lactea (Poir.) Bateman, Pridgeon & Chase
  • Famille : Orchidacées
  • Floraison : fin mars - avril
  • Statut réglementaire : protégé au niveau régional (arrêté du 30/12/04) (et aussi classée "vulnérable" sur la liste rouge de la flore menacée de Midi-Pyrénées)
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et répartition
  3. Galerie
  4. Cartographie


Descriptif et particularités

Plante vivace petite (10-25 cm) et robuste ; 6 à 8 feuilles glauques et oblongues-lancéolées, non ou rarement tachetées ; fleurs rosées à blanchâtres, formant une inflorescence en épi ovoïde-conique ; labelle trilobé (le lobe médian étant lui-même échancré), plus ou moins ponctué de pourpre ou rose ; 3 longs sépales, terminés en pointe, marqués de stries vertes, et formant avec les 2 autres pétales un casque allongé en forme de fouet ; fruit (capsule) cylindrique, ovoïde.

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Orchis lacté
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Orchis lacté

« Orchis » signifie en grec « testicule », en référence à la forme de ses tubercules.

Habitat et répartition

L’orchis lacté est une espèce méditerranéenne qui possède des exigences écologiques assez larges : elle se développe en pleine lumière ou à mi-ombre, sur des substrats arides ou frais, calcaires ou faiblement acides, dans les pelouses, les garrigues, les friches, les oliveraies et les lisières des bois clairs. On le trouve en limite de son aire de répartition en région Midi-Pyrénées et plus précisément en Haute-Garonne et dans le Gers. Elle a ici trouvé refuge dans des pelouses plutôt acides, des prairies, mais aussi les bords de route et les espaces verts. Les autres départements français dans lesquels l’espèce est présente sont l’Aude, l’Hérault, le Gard, le Var et les départements de Haute-Corse et Corse-du-Sud. Avec une cinquantaine de stations situées en périphérie de l’agglomération toulousaine, la Haute-Garonne est le département métropolitain où elle est la plus fréquente. Ceci fait de l’ouest toulousain un pôle important pour la conservation de l’espèce. Elle fait d’ailleurs l’objet d’un plan d’actions régional pour sa sauvegarde. La principale cause de sa destruction est l’urbanisation (création de lotissements, élargissement des routes…). Le retournement des prairies par le labour pour une mise en culture ou un renouvellement de la prairie est une menace qui pèse aussi sur les stations les plus importantes. Les autres menaces sont l’embroussaillement des milieux (par abandon) ou au contraire une tonte trop précoce.

Fiche rédigée par Régis Mathon et Virginie Artus
Dernière mise à jour : 24/11/2015

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