Oreillard gris

Plecotus austriacus

Nom commun : Oreillard gris
Nom latin : Plecotus austriacus
Famille : Vespertilionidés– Ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observable toute l’année, hiberne en hiver
Statut réglementaire : P, DH4, Fr : LC /Eu : LC
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

L’Oreillard gris a la particularité de porter de grandes oreilles caractéristiques. En revanche, il n’est pas si simple de le distinguer de ses cousins l’Oreillard roux et l’Oreillard montagnard. L’espèce est plus méridionale que l’Oreillard roux. Dans la région, c’est aussi l’espèce la plus commune de ces trois oreillards et la plus « citadine ». Des observations témoignent de sa présence en ville et notamment à Toulouse et dans sa périphérie. En effet, les parcs arborés et bâtiments avec accès aux combles favorisent sa présence.

Habitat et écologie

Présent en plaine et en montagne, il fréquente des paysages très différents (ripisylve, forêt, bocage, causse, parcs arborés en ville) et gîte préférentiellement dans les bâtiments. Il fréquente également les grottes notamment en hiver. En été, les colonies de mise bas comptent jusqu’à 20 individus et affectionnent les charpentes de combles ou granges. Dans la région, l’espèce est très fréquente dans les combles d’églises notamment.

Répartition en Midi-Pyrénées

Depuis 2000, l’Oreillard gris est répertorié dans tous les départements de Midi-Pyrénées, en plaine comme en altitude et également en zone urbaine. Sa distribution régionale actuelle révèle une présence assez répandue, toutefois les colonies connues présentent des petits effectifs.

Menaces

L’Oreillard gris est principalement menacé par la perte de ses gîtes. Cette disparition dans les bâtiments résulte de l’évolution des usages des constructions (condamnation des accès, travaux de réhabilitation, isolations, traitement de charpente, etc.). La fermeture des combles contre les pigeons et les éclairages abusifs des édifices religieux sont très souvent la cause de disparition ou désertion de colonies. L’espèce est également sensible à la fragmentation du paysage, ainsi qu’aux collisions routières et éoliennes (EUROBATS, 2011). Les populations actuelles sont donc fragilisées par l’ensemble de ces menaces.

Fiche rédigée par Cathie Boléat - mars 2016

Références citées

EUROBATS, 2011. Report of the IWG on wind turbines and bat populations. 16th Advisory Committee Meeting. Tbilisi (Georgia), 4th-6th March 2011. 11p. + annexes.

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie