Oreillard montagnard

Plecotus macrobullaris

Nom commun : Oreillard montagnard
Nom latin : Plecotus macrobullaris
Famille : Vespertilionidés– Ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observé uniquement en été (à ce jour)
Statut réglementaire : Dc, P, DH4, Fr : DD /Eu : NT
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

L’Oreillard montagnard porte de grandes oreilles caractéristiques. C’est l’espèce la plus rare des trois oreillards de la région. Il a été découvert en Midi-Pyrénées en 2008 (Déjean, 2009). Son identification est délicate, sachant que les trois espèces coexistent dans le massif pyrénéen ce qui accroît les risques de confusion.

Habitat et écologie

Il fréquente les zones d’altitude. Dans la région, sa présence est connue d’une seule localité dans les Pyrénées à 1530 mètres d’altitude. L’unique colonie de mise bas connue est installée dans des granges habitées et semble changer de gîtes (Déjean, 2009). Le site est entouré de pelouses alpines pâturées et plus loin de forêts de résineux. Les caractéristiques climatiques du site sont plutôt fraîches et humides. Les données actuelles sont toutes issues de deux sessions de captures réalisées en été. D’après la seconde capture (2011), il s’agit bien d’une colonie de mise bas.

Répartition en Midi-Pyrénées

En Midi-Pyrénées, l’Oreillard montagnard a été découvert en 2008 dans la vallée d’Aure (Tramezaïgues, Hautes-Pyrénées). Il est donc longtemps resté discret malgré les prospections en secteurs potentiellement favorables, notamment au sein du Parc National des Pyrénées. Bien présente sur le versant espagnol, l’espèce est donc probablement à rechercher sur le versant français. Parmi les données antérieures d’oreillards non identifiés dans les Pyrénées, certaines sont peut-être à attribuer à l’espèce. Les Pyrénées, et a fortiori la région, ont une très forte responsabilité vis-à-vis de la conservation de cette espèce. Un effort de prospection mérite d’être déployé dans les vallées pyrénéennes des trois départements pyrénéens de la région.

Menaces

La disparition des gîtes en bâtiments reste une menace dans ces secteurs. Les granges et bergeries sont rares et souvent en ruines ou réhabilitées pour devenir des gîtes touristiques. Certaines pratiques de gestion de la montagne et le développement du tourisme local (multiplication des pistes 4x4, aménagements de stations de ski, sur-fréquentation locale, etc.) peuvent également fragmenter et altérer les habitats de son domaine vital. L’effet cumulé de ces menaces fragilisent les populations actuelles.

Fiche rédigée par Cathie Boléat - mars 2016

Références citées

Déjean S., 2009. Capture du très peu connu Oreillard montagnard (Plecotus macrobullaris). Taïs, 3 : 18-19.

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie


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