Oreillard roux

Plecotus auritus

Nom commun : Oreillard roux
Nom latin : Plecotus auritus
Famille : Vespertilionidés– Ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observé uniquement en été (à ce jour)
Statut réglementaire : P, DH4, Fr : LC /Eu : LC
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

L’Oreillard roux porte de grandes oreilles, si caractéristiques des oreillards. Comme ses cousins, il replie ses oreilles sur le dos ou sous les ailes au repos ou en léthargie. En Midi-Pyrénées, c’est l’espèce la plus forestière des trois oreillards.

Habitat et écologie

Il affectionne les milieux forestiers pour chasser et pour ses gîtes. Dans la région, il fréquente également d’autres milieux (bocage, tourbière et causse), en plaine et en montagne, généralement non loin d’une source d’eau.

Les colonies de mise bas comptent jusqu’à 10 individus. Une opération de radiopistage menée dans le Lévezou en Aveyron a permis d’identifier quatre arbres-gîtes au sein de boisements et deux nurseries y ont été recensées (Dupuy, 2013). Dans les Pyrénées, au moins quatre colonies de mise bas, rassemblant une dizaine d’individus, ont été recensées lors de captures en sortie de granges et de cabanes d’altitudes (Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées). Des colonies sont également à rechercher le long de la Garonne. Mâles et femelles se rassemblent dans des gîtes pour l’accouplement à l’automne, comme la plupart des espèces.

Répartition en Midi-Pyrénées

L’Oreillard roux est présent dans toute la région mais les données restent dispersées, ce qui est probablement lié à un défaut de prospection. La région possède une responsabilité vis-à-vis de cette espèce dont les populations sont en limite de répartition. Les principales données se concentrent en zones de montagne et forestières (causses et vallées du Lot, gorges de l’Aveyron, Lévezou). Il est présent jusqu’à 2400 m d’altitude à l’Hospice de France (Bagnères-de-Luchon, Hautes-Pyrénées). L’espèce est en effet bien représentée dans les Pyrénées, mais les risques de confusion récents depuis la description de l’Oreillard montagnard remettent en doute certaines mentions en zones d’altitude (Bodin, 2011).

Menaces

Fortement lié aux boisements, l’Oreillard roux est particulièrement sensible à la fragmentation des paysages et la régression des habitats boisés. Il est également sensible à la perte de gîtes en bâtiments (restauration, traitements chimiques, dégradation en ruine), aux collisions routières et aux éoliennes (EUROBATS, 2011). Ces menaces soulignent la fragilité des populations actuelles, progressivement isolées face à la fragmentation des paysages consécutive au développement de l’urbanisation, du réseau routier et à l’intensification de l’agriculture.

Fiche rédigée par Cathie Boléat - mars 2016

Références citées

  • Bodin J. (coord.), 2011. – Les chauves-souris de Midi-Pyrénées : répartition, écologie, conservation. CREN MP / GCMP, Toulouse, 256p.
  • Dupuy H., 2013. Etude de trois espèces de Chiroptères forestiers dans le Lévezou. Myotis bechsteinii, Plecotus auritus et Nyctalus lasiopterus. Master 1 Ecologie, Univ. Paul Sabatier, Toulouse, 14p.
  • EUROBATS, 2011. Report of the IWG on wind turbines and bat populations. 16th Advisory Committee Meeting. Tbilisi (Georgia), 4th-6th March 2011. 11p. + annexes.

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie