Pélobate cultripède

Pelobates cultripes

Nom commun : Pélobate cultripède
Nom latin : Pelobates cultripes
Famille : Pélobatidés
Période d’activité / d’observation : février à novembre
Statut réglementaire : Intégralement protégé au niveau national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

Cet amphibien d’allure boulote mesure entre 5 et 10 cm. Sa peau dorsale granuleuse mais pas verruqueuse de couleur beige, crème ou brun clair est marbrée de brun foncé plus ou moins verdâtre. Sa tête massive avec un museau court est surmontée de deux yeux proéminents avec une iris dorée fendue verticalement par une pupille noire. Pas de glandes parotoïdes visibles. Des lames cornées noirâtres et tranchantes sur les pattes antérieures, lui servent à s’enfouir dans le sol. Son chant caractéristique « kô-kô-kô-kô » étouffé ressemblant au caquètement d’une poule, est souvent émis sous l’eau.

Les têtards âgés sont énormes dépassant parfois les 10 cm de longueur totale.

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Pélobate cultripède (1)
(Pelobates cultripes)
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Pélobate cultripède (2)
(Pelobates cultripes)

Il est parfois appelé « crapaud à couteaux », en référence à ses couteaux sur les pattes arrières. Les tâches sur son dos ont une forme et une disposition qui est propre à chaque individu, comme nous nous avons une empreinte digitale unique.

Habitat et écologie

Le Pélobate cultripède affectionne les zones ouvertes sans couvert végétal dense, voire nues : pelouses pâturées, étendues sableuses, garrigues dégradées. Bien que les milieux sableux et terrains meubles lui soient favorables, il peut néanmoins s’accommoder de milieux aux sols calcaires et compacts. Le jour, il reste enfouit dans le sol pour ne sortir qu’au milieu de la nuit pour chasser et/ou se reproduire. Il y a deux moments de l’année où il est peu ou pas actif, l’une en été, période d’estivage de juillet à août et l’autre en hivers, période d’hivernage de novembre à février qu’il passe enfouit profondément dans le sol.

Répartition en Midi-Pyrénées

Espèce typique du sud et sud-ouest de la France, ses populations sont localisées et peu abondantes sur l’extrême est de Midi-Pyrénées. En effet, la région Midi-Pyrénées compte seulement trois spots de population de Pélobate cultripède. La plus gros population se situe le Causse de Larzac en Aveyron, une autre population beaucoup moins abondante se trouve près de Fiac dans le Tarn et la dernière à l’état relictuel est présente à Toulouse.

Menaces

Le pélobate cultripède est en déclin sur toute son aire de répartition et la région Midi-Pyrénées est loin d’échapper à la règle. Sa principale menace est l’urbanisation qui empiète et détruit les zones lui étant favorables. De plus, les populations déjà souvent fragmentées et isolées subissent la pollution des milieux aquatiques propices à leur reproduction. En milieu rural, la réduction rapide des habitats ouverts (reforestation liée à la déprise rurale) peut aussi lui nuire et en milieu urbain, c’est la circulation ou encore les animaux domestiques qui ajoutés à l’urbanisme laissent peu de chance pour leur survie.

Fiche rédigée par Aude Raiffé