Perruche à collier

Psittacula krameri

Nom commun : Perruche à collier
Nom latin : Psittacula krameri
Famille : Psittacidés
Période d’activité / d’observation : toute l’année (espèce sédentaire)
Statut réglementaire : : espèce commercialisée en animalerie, populations férales issues d’échappés de captivités et potentiellement considérées comme « espèce invasive » ; LC (Liste rouge mondiale)

Descriptif et particularités

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Cette grande perruche verte (40 cm) au bec rouge vit en groupes généralement bruyants. Le mâle se distingue de la femelle par son collier noir et rose qu’il porte et par sa petite bavette noire. Les jeunes ressemblent aux femelles jusqu’à l’âge de 3 ans.

Oiseau exotique et coloré (il existe plusieurs formes d’hybrides de diverses couleurs) largement apprécies par les éleveurs, l’espèce s’échappe parfois et peut constituer des populations viables notamment dans les villes.

Habitat et écologie

Naturellement, elle habite les régions semi-arides boisées et agricoles d’Asie (Inde, Pakistan, Bangladesh) et d’Afrique centrale. Du fait de son opportunisme alimentaire (graines, fruits, fréquentation des mangeoires à oiseaux, restes alimentaires) et de sa grande adaptabilité, des populations se sont développées dans de nombreuses villes à partir d’individus échappés de captivité.

En Europe, Londres, Barcelone, Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam et Cologne hébergent les principales populations, parfois spectaculaires. En France, elles peuvent être vues en région parisienne, à Roubaix, à Villeneuve-d’Asc, à Marseille et à Montpellier.

Cette espèce niche dans les trous d’arbres. La femelle pont en mars 2 à 6 œufs qu’elle couve 3 semaines. Environ 3 semaines après l’éclosion, 2 à 3 jeunes prennent leur envol.

A partir de la fin de l’été et durant tout l’hiver, l’ensemble des individus se regroupe sur un site, un arbre en général, qui sert de dortoir.

Répartition en Midi-Pyrénées

Dans notre région des individus échappés de captivité sont régulièrement signalés çà et là. Ils peuvent survivre plusieurs années en liberté mais ne se reproduisent pas nécessairement.

A Toulouse, l’espèce est connue depuis 2005 avec une première preuve de reproduction certaine en 2006. Il s’agit à ce jour du seul noyau reproducteur identifié en Midi-Pyrénées. Fin 2011, on dénombrait environ 25 perruches entre le centre-ville et l’ouest toulousain.

Menaces

Considérée comme envahissante, la Perruche à collier pourrait entrer en concurrence avec espèces locales d’oiseaux cavicoles (compétition pour les cavités de nidification et pour l’alimentation). Des populations importantes peuvent générer des nuisances sonores et avoir un impact significatif sur certaines exploitations agricoles (céréales, fruits).

Bénéficiant d’un capital sympathie notable, l’espèce est régulièrement alimentée par des riverains, non informés de l’impact que cette perruche peut avoir sur le milieu dans lequel elle s’implante.

Le groupe ornithologique de Nature Midi-Pyrénées réalisé un suivi annuel de l’espèce et travaille en collaboration avec d’autres acteurs afin de réfléchir aux actions à mener pour éviter que cette espèce ne devienne une menace pour les populations d’oiseaux locaux. Toute donnée et observation est à transmettre à l’association.

Fiche rédigée par Christophe Pasquier et Jean Ramière

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