Pic Vert

Picus viridus

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Pic vert
  • Nom commun : Pic Vert
  • Nom latin : Picus viridus
  • Famille : Picidés
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année
  • Statut réglementaire : Protection nationale (article 3 de l’Arrêté du 29 octobre 2009) – UICN : LC

Descriptif et particularités

Une belle calotte rouge, un dos vert, une pointe de jaune sur le croupion et un ventre blanc-jaune … voici le Pic vert, facile à identifier parmi les autres pics de par ses teintes particulières. Vous ne pourrez-vous y tromper, mis à part sa crête il n’a rien en commun avec les autres, du point de vue morphologique. Il est d’une taille assez importante, 30 cm de long environ pour 40 cm d’envergure. A y regarder de plus près, le mâle se distingue de la femelle par une tâche rouge au niveau de la moustache noire. Le juvénile, bien qu’ayant le même type de coloration, est facilement distinguable de l’adulte. Son plumage est d’une manière générale bien plus sombre et sa poitrine, ses flancs et son dos sont parcourus de stries noires. Son vol est caractéristique de la famille : des phases alternées de puissants battements et de replis des ailes, donnant ainsi un vol ondulé et rapide de courte distance. Fuyant l’Homme, il sera la plupart du temps détecté par son cri, un ricanement curieux.

Habitat et écologie

Le Pic vert est un oiseau familier des milieux boisés peu denses. Il peut éventuellement s’accommoder de futaies mais affectionne plus particulièrement les faciès ouverts tels que les lisières et clairières. Normalement présent en plaine, il n’est pas rare de le trouver en montagne, jusqu’à 1800 mètres. Il ne tolère aucun congénère sur un territoire qui peut atteindre 100 ha. Il se manifeste très tôt dans l’année, dès janvier. En février, les premiers couples se forment. La nidification débute en mars-avril par une parade nuptiale durant laquelle le mâle nourrit la femelle. Il utilise son bec puissant pour creuser une loge de nidification dans les bois tendres comme ceux des saules ou des peupliers, à une hauteur variable (de 2 à plus de 10 m). Le trou d’entrée, circulaire, fait 6 à 7 cm de diamètre, et constitue un excellent indice de présence de l’espèce pour un observateur aguerri. Les anciens nids sont très souvent réutilisés. Entre 5 à 7 œufs sont pondus, couvés alternativement par les parents pendant 15 à 17 jours. Après éclosion, les jeunes sont nourris surtout de fourmis et de leurs nymphes par les deux parents. Ils quittent la cavité 21 jours plus tard mais restent encore quelques jours dans le voisinage du nid. Ensuite, la famille se scinde en deux groupes, chacun des adultes prenant en charge une partie des jeunes. Les derniers envols se font en juin, début juillet au plus tard, en cas de ponte de remplacement. Contrairement aux autres espèces de pics, on l’observe très souvent au sol où il fouille les fourmilières. Il introduit sa langue démesurée, collante et garnie de petits crochets dans les galeries et attrape les fourmis piégées à l’intérieur. Dans une moindre mesure, il peut se nourrir aussi de larves présentes dans le bois pourri, ainsi que de petits invertébrés, de fruits et très rarement de graines.

Répartition en Midi-Pyrénées

C’est le plus commun des pics. Il est bien réparti sur l’ensemble de la région, avec une présence plus grande en plaine, notamment la plaine gersoise. Les populations sont un peu plus éparses en Aveyron. Côté montagne, le Pic semble avoir une préférence pour les Hautes-Pyrénées, qu’il fréquente plus facilement que les Pyrénées Ariégeoises.

Menaces

Le Pic vert, espèce assez commune, n’inspire guère d’inquiétude pour sa survie. Bien que sensible au déboisement, il présente une population jusque-là stable grâce à sa capacité à s’adapter à des milieux anthropisés.

Cartographie