Pie bavarde

Pica pica

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Pie bavarde
  • Nom commun : Pie bavarde
  • Nom latin : Pica pica
  • Famille : Corvidés
  • Période d’activité / d’observation : Toute l’année
  • Statut réglementaire : Pas de protection nationale

Descriptif et particularités

La Pie bavarde est un oiseau noir et blanc à longue queue. L’adulte a la tête, la poitrine, le dos et le bas-ventre noir. Les ailes et la queue présentent un plumage iridescent bleu-vert métallique. L’abdomen est d’un blanc pur. La queue est longue, graduée, avec une bande à reflets violets près de l’extrémité. Le bec puissant est noir. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont noirs. Il existe un léger dimorphisme sexuel : le mâle est plus grand que la femelle. Le juvénile ressemble aux adultes avec un plumage plus terne.

Habitat et écologie

La Pie bavarde occupe tous les types de milieux ouverts à semi-ouverts créés par les activités humaines : depuis les marais semi-arborés aux parcs et jardins urbains, en passant par les zones bocagères et les zones agricoles de grandes cultures (avec quelques arbres). Elle fréquente également les bosquets, les zones légèrement boisées, les prairies et les abords des montagnes. Etant une espèce anthropophile, elle atteint ses densités les plus importantes dans les zones les plus anthropisées (grandes villes), où elle bénéficie de la faible pression, voire de l’absence de piégeage. Ainsi, l’espèce profite aujourd’hui largement de l’expansion urbaine, où les secteurs de banlieue avec jardins arborés lui sont très favorables. Elle est absente des zones forestières étendues et homogène et évite les secteurs de haute altitude. Sédentaire, elle est résidente toute l’année dans un même habitat.

La Pie bavarde nidifie généralement en solitaire mais peut aussi former de petites colonies lâches, poursuivant les prédateurs et dérobant de la nourriture aux autres espèces. Dans les zones à forte densité on compte environ 1 couple/ha. Ces couples créent des liens solides. Durant la parade nuptiale, le mâle offre de la nourriture à la femelle. Les deux adultes construisent ensuite le nid en cinq à six semaines. Le nid est une coupe de boue tapissée d’herbes, radicelles et poils à l’intérieur d’une grande et volumineuse structure, faite de solides brindilles de bois parfois épineuses. Le nid à deux entrées se situe dans un arbre ou un buisson à quelques mètres au-dessus du sol. La femelle y dépose 4 à 9 œufs gris-vert tachetés de brun foncé. L’incubation, assurée par la femelle, dure environ 16 à 21 jours. Pendant cette période, elle est nourrie par le mâle. Une fois éclos, les poussins nidicoles sont nourris par les deux parents. Les jeunes quittent le nid à l’âge de 25 à 29 jours et les groupes familiaux restent unis jusqu’à l’automne. En dehors de la période de reproduction, l’espèce est davantage grégaire. Dès la fin de l’été, des groupes numériquement importants se forment et persistent durant l’hiver. Ils comprennent alors une forte proportion de jeunes de l’année.

La Pie Bavarde est omnivore. Elle se nourrit principalement d’insectes (c’est pourquoi on peut régulièrement l’observer en prospection au sol) mais consomme également des œufs, des oisillons ou des petits rongeurs. En hiver, elle mange des baies et des graines mais aussi des détritus. Elle stocke souvent de la nourriture dans le sol pour un usage ultérieur : elle régurgite à l’intérieur d’un trou puis le couvre pour un ou deux jours. La Pie bavarde est souvent associée au bétail, se perchant sur le dos des animaux pour se nourrir des tiques qu’elle picore dans leur pelage.

Répartition en Midi-Pyrénées

La Pie bavarde niche dans la totalité de la région et présente une distribution plutôt homogène. Elle niche également en altitude à la faveur notamment de l’habitat humain et des activités agricoles. Seul l’étalage alpin, au-delà de la limite de la forêt, s’avère défavorable à l’espèce.

Menaces

En France, le caractère « susceptible d’être classée nuisible » est attribué à l’espèce. Elle est donc menacée par la mise en place de pièges (d’autant plus en campagne et en zone péri-urbaine). De plus, comme la plupart des espèces, elle est vulnérable aux pesticides. Malgré tout, elle reste pour l’instant commune et largement répandue.

Cartographie