Pipistrelle de Kuhl

Pipistrellus kuhlii

Nom commun : Pipistrelle de Kuhl
Nom latin : Pipistrellus kuhlii (Kuhl, 1817)
Famille : Vespertilionidés – ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : espèce crépusculaire et nocturne.
Statut réglementaire : espèce protégée au niveau national, en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge France, et en Annexe 4 de la Directive Habitat.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

D’une envergure de 21 à 22 cm, son poids varie de 5 à 10 grammes. Espèce de petite taille, c’est un large liseré blanc sur le bord libre des ailes qui caractérise la Pipistrelle de Kuhl. Comme chez les autres pipistrelles, les oreilles sont petites, triangulaires, arrondies au bout, avec un tragus incurvé vers l’intérieur. La couleur du poil est brune, alors que les oreilles, le patagium, et le museau sont brun foncé à brun-noir.

On peut la confondre avec la Pipistrelle commune. Ces espèces ne peuvent être différenciées que par des spécialistes.

Habitat et écologie

Espèce anthropophile, la Pipistrelle de Kuhl se rencontre aussi dans les paysages karstiques. Elle apprécie les plaines et les vallées de montagne. Les colonies sont surtout dans les fissures des bâtiments, parfois dans les fentes des rochers (où se trouvent les quartiers d’hiver). Après une maturité sexuelle dans la première année, les femelles se rassemblent au printemps pour former des petites colonies d’une vingtaine d’individus. Elles mettent bas un ou deux petits. Elle chasse autour des arbres, entre 2 et 5 m au bord de l’eau, ou autour des lampadaires qui piègent de nombreux insectes.

Répartition en Midi-Pyrénées

La Pipistrelle de Kuhl semble assez bien représentée sur la région, en plaine et jusqu’à 1 000 m d’altitude dans les Pyrénées et l’Aveyron (un individu a néanmoins été contacté à 2 305 m dans les Hautes-Pyrénées). Cependant, peu de gîtes sont connus aujourd’hui, et beaucoup d’interventions « SOS Chauves-Souris » de la Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM) aboutissent au diagnostic Pipistrelle indéterminée.

Menaces

Les pressions auxquelles sont confrontées les chauves-souris concernent différents facteurs puisqu’elles vivent dans un ensemble d’habitats, c’est pourquoi il est difficile d’isoler un facteur plus qu’un autre. Pourtant, la disparition et/ou modification des gîtes (rénovation d’un bâtiment, rénovation d’un pont, modification de l’éclairage et humidité) et la transformation des terrains de chasse (abandon pâturage intensif, comblement d’une zone humide, suppression d’une haie bocagère) sont des menaces majeures pour la pérennité des populations de chiroptères. Les autres menaces concernent le dérangement ou la destruction directe des individus lors de l’hibernation, et la contamination chimique (traitement des charpentes, insecticides épandues sur les cultures et les antiparasitaires du bétail).

Fiche rédigée par Gwen et Benjamin Piccinini - Septembre 2017

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie