Pipistrelle de Nathusius

Pipistrellus nathusii

Nom commun : Pipistrelle de Nathusius
Nom latin : Pipistrellus nathusii (Keyserling & Blasius, 1839)
Famille : Vespertilionidés – ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation:principalement fin été/automne, lors de la migration pour venir hiberner dans le sud-ouest.
Statut réglementaire : espèce protégée au niveau national, quasi-menacée (NT) sur la Liste rouge France, en Annexe 4 de la Directive Habitat, et déterminante avec critères pour les ZNIEFF en Midi-Pyrénées.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

La plus grande des pipistrelles observables dans notre région, elle peut peser jusqu’à 15 g. Elle présente un pelage dorsal brun, avec un ventre légèrement plus clair. Ses oreilles sont petites et triangulaires, et dépassent du sommet du crâne, avec un tragus court et courbé.

Habitat et écologie

Espèce forestière, on la retrouve chassant dans la ripisylve, le long de grands cours d’eau (en ex-Midi-Pyrénées : Garonne, Ariège, Neste, Canal des Deux Mers) ou au-dessus de prairies humides. Elle se nourrit principalement de Diptères liés à l’eau, ce qui explique son milieu de vie.

Espèce migratrice, elle vit dans le nord-est de l’Europe où elle se reproduit, puis descend dans le sud-ouest pour hiberner. Aucun gîte n’est actuellement connu dans notre région.

Répartition en Midi-Pyrénées

Rare dans la région, on ne la contacte qu’à faible altitude, jusqu’à 740 m dans les monts de Lacaune. La majorité de ces contacts se font par écoute d’enregistrements ultrasonores.

Menaces

Les principales menaces pesant sur cette espèce sont l’exploitation forestière, et les grands projets d’infrastructures de transport, qui entraînent la destruction des gîtes arboricoles. Une autre menace est le développement des éoliennes : la Pipistrelle de Nathusius est une des espèces les plus impactées par ces dernières.

Fiche rédigée par Benjamin Piccinini et Jean-Jacques Poupinel - Septembre 2017

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie